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OXES
"oxes ep"
(ruminance/monitor)
Qui a vu Oxes sur scène sait que Oxes est un satané de groupe !
Et si ce maxi, sorti à l'origine chez Monitor records (Battles,
Bellini), ne dévoile pas obligatoirement toute la puissance scénique
du groupe, il n'en reste pas moins un grand moment de guitare noise. Car,
pour ceux qui ne connaissent pas encore ce groupe de Baltimore, il s'agit
d'un combat de guitares saturées (deux), soutenu par une batterie
inventive. Armes choisies : noise et hardrock principalement. Le chant
étant interdit. Et quel combat ! Ça part de tous les côtés
! Vous aurez du mal à tout suivre, mais, question noise, le trio
donne tout ce qu'il a dans le ventre. On imagine leur histoire sans trop
de soucis : Redneck élevés aux sons de Iron Maiden et de
AC/DC, puis fans de Shellac à leur adolescence, et mauvais au football
américain de surcroît, les bougres ne trouvent rien de mieux
à faire que de compiler tout cela dans leur studio pour donner
un "oxes ep" plein d'humour, dans lequel on aime se perdre en
repensant à leurs merveilleux concerts ! Alors, c'est vrai que
le choix de l'auto-enregistrement n'est pas à la hauteur du savoir
faire de Bob Weston (comme sur "Oxxxes"), mais, question créativité
et énergie, le groupe qu'on croyait séparé, revient
au top. Et maintenant que leur guitariste est parti s'installer en Italie
(d'où tout le concept de la pochette), on espère avoir affaire
à eux plus souvent dans nos contrées… En attendant,
on se remettra ces 5 titres aussi bruyants que jouissifs…
[mg]
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Voir aussi : Shellac, Chevreuil, Arab on Radar, Big'n
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disque
disponible
sur notre vpc
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YELHO
/ TIM / PFANDZAA
"hangar #1"
(les disques du hangar 221)
Quel dommage de voir ce split présenté dans une petite pochette
carton quand on voit la qualité de son contenu. Les quatre titres
auraient mérité un packaging plus classe. Que cela soit
Yelho, Tim ou les moins connus Pfandzaa, chacun montre ici ses meilleures
capacités, et devrait ravir les amateurs de noise calme. On avait
découvert Yelho avec leur précédent CD démo,
très réussi, et les deux titres proposés ici confirment
le bien que nous pensions d'eux. Musique instrumentale, entre noise mélodique
et postrock énergique ; le groupe maîtrise son sujet. Les
guitares se croisent, nous perdent, pour revenir à des accords
efficaces. C'est vrai que j'attends maintenant de ce groupe un peu plus
que cela, mais, comme avec leur CD démo, je continue de croire
qu'ils vont nous livrer un album détonnant. Du côté
de Pfandzaa que je découvre à cette occasion, on mise sur
une version plus atmosphérique de la noise. Les influences et les
instruments s'échappent du rock, flirtent avec un certain jazz,
clarinette à l'appui… le résultat laisse planer une
ambiance intéressante, mais qu'on aura du mal à retenir.
Le titre est une longue (9 minutes) montée, partant d'un post-rock
très jazzy, qui ferait passer Bästard pour un groupe de Death
Metal, pour arriver à une explosion sonique confirmant leur présence
sur une compilation noise. On aurait pu facilement couper une ou deux
minutes en fin de morceau, on sent que les bougres aiment les ambiances
fumeuses… Mais la grande surprise de ce split revient à Tim
dont l'album lorgnait vers Prohibition et June of 44, mais qui laissait
encore dépasser quelques faiblesses. Ici, le groupe livre un "screaming"
impressionnant. C'est simple, on a l'impression d'entendre le meilleur
de Girls Against Boys, ou pour ceux qui connaissent, le plus bruyant de
New Wet Kojak. Je ne suis pas fan des quelques phrases en espagnoles de
la fin, mais en général, que cela soit le chant, ou même
les cuivres, ce titre ne dévoile aucune faiblesse. On se croirait
à New York, Scott Mc Loud à nos côtés…
la classe.
[mg]
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J.
PAGE
"goodbye chapel hill"
(Nice Guy rds / Punk nation)
Avec un tel nom, rappelant obligatoirement le guitariste de Led Zeppelin
(Jimmy Page), on ne s'attendait pas à tomber sur un punk mélodique
de la sorte… En même temps, ces gars viennent de Floride,
ce qui surprend moins quand on entend ce premier titre sur les pas des
excellents Fuel et autres Hot Water Music. Le groupe passe ensuite à
un truc plus emo pop, moins convaincant… le disque alterne entre
ces deux aspects tout du long. Personnellement, je préfère
quand le chant à la Fuel, plus destroy, se pointe, alors que le
reste me donne envie de zapper ; histoire de goût… ah oui,
pour info, c'est le groupe d'un gars de As Friend Rust.
[mg]
••• voir
aussi : fuel, hot water music
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MENFOLK
"colossus"
(play/rec)
Quand le premier morceau de ce groupe danois est sorti des enceintes,
j'ai vraiment eu l'impression que MenFolk était le nouveau nom
de Shellac tant la voix et les rythmiques me rappelait le groupe de Chicago…
En quelques mots, ça commençait bien, mais à quoi
bon refaire ce qu'Albini avait déjà fait ? Heureusement,
MenFolk s'énerve beaucoup plus que Shellac, et même si le
groupe a dû écouter en boucle les albums du trio de Chicago,
il arrive à sortir de la pâle copie avec une violence qui
devrait faire fuir vos voisins intellos. Certes, on reste en terrain connu,
avec les grosses rythmiques répétitives, les contre-temps,
et la voix braillée, mais l'aspect plus hardcore des nordistes
rend la chose un peu plus personnelle. Allez, oubliez Shellac et ses remarques
stupides en concert, et profitez de la version cradifiée de MenFolk…
[mg]
•••
Voir aussi : Shellac, New Brutalism, Universal Order of Armageddon
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BIOCIDE
"le syndrome de Meurfy"
(narkosia)
A l'origine groupe de métal fusion, Biocide livre ici un album
surprenant. Le groupe marseillais ouvre encore son champs d'action, passant
sans retenue de chansons à la Foo Fighters (Nothing) à la
déstructuration d'un Mike Patton mélodique, touchant autant
au jazz et au metal qu'au trip-hop et à la noise… La production,
digne des influences, n'en fait pas trop, mais place le groupe en tête
de liste en matière de rock barré à tendance metal.
Au vu des ingrédients, Biocide ne répondait pas vraiment
à mes attentes, et pourtant, cet album mérite toute ma considération.
Enfin un métal intéressant qui prend autant aux mélodies
rock, qu'au sadisme noise… Un métal qui profite de son savoir-faire
en matière de grosses guitares sans hésiter à dépouiller
ses accords pour tomber dans l'arpège démoniaque, et la
petite guitare titillante… Le groupe touche même à
des titres atmosphériques (drugs). Alors c'est vrai que le groupe
joue dans une catégorie mainstream, avec le savoir-faire qui va
avec, mais il déforme tellement la boîte dans laquelle il
évolue qu'on aurait du mal à lui en vouloir. S'il existe
un public pour ce style en France, Biocide est voué à une
vie de star jusqu'à la fin de ses jours !
[mg]
•••
voir aussi : Mike Patton, Foo fighters, Faith No More, Bananas at the
audience (?)
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