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YOU WILL NEVER APPEAR ON TV WITH SUCH A FACE
s/t
(nihilove / recap)

"Et si MacKaye et Curtis s'étaient un jour rencontrés dans une salle de répèt' ?" C'est avec ces mots que débute la bio de ces ex-Vanilla (rejoint par un ex-Waiting For Better Days, et un Brume Retina). Rarement un groupe aura visé aussi juste. Le but de Never on TV (oubliez le reste du nom ça simplifiera la vie a tout le monde) est clair : faire le grand écart entre Washington DC et Manchester. On retrouve bien le jeu de guitare de la fin de Vanilla (et c'est une des forces de ce disque), cette influence très Dischordienne, cette touche émotionnelle typique, même si ici, le ton s'est adouci. En opposition, côté chant, la voix posée et mise en avant de Cédric renvoie inévitablement à Ian Curtis. Le résultat est intrigant, et assez touchant. Au final, on navigue dans un univers assez consensuel qui n'est finalement pas si loin d'Interpol aujourd'hui, et ce malgré quelques réminiscences post-hardcore ici ou là (assez surprenantes du coup). Dans les passages les plus émo ("Prisonner" par exemple) on joue vraiment les équilibristes avec un grand écart osé entre les cris énervés des chœurs et le dépressif mélodique du chant… Reste à voir si ce mélange trouvera son public. On est tout de même mal à l'aise devant certaines parties de chant ou l'on sent une certaine retenue, une certaine angoisse, toujours désagréable à l'écoute. C'est d'autant plus troublant que le chant est un des piliers de leurs chansons. Mais en dehors de ces quelques perfectionnements à trouver, on ne peut nier un savoir faire que les membres ont acquis au fil des années. Du coup, le disque s'écoute avec plaisir, et semble proche des envies mêmes du groupe. C'est en tout cas, ce qu'on ressent devant ces quatre titres. Reste à savoir si ce mélange des genres rend le résultat plus riche, ou s'il brouille un peu l'impact ? En attendant, le groupe nous propose là une jolie carte de visite.
[mg]

+++ Voir aussi : Interpol, Joy Division

 


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