| | Vanilla "fantastique" (Salvation - 10 titres) Si on s'attarde sur la pochette on se dit que c'est beau Paris la nuit. Les lumières brillent et scintillent de tout leur éclat nucléaire. Et puis on se dit aussi que ces grands espaces urbains bétonnés ont quelque chose d'inquiétant et de triste de par la solitude froide et l'isolement inéluctable qu'ils véhiculent. Cette vue panoramique que nous offre donc l'intérieur du livret pourrait donc assez bien résumer l'ambiance générale de ce cd. Entre indie rock et emo (pas criard ni pleurnichard) Vanilla se balade au gré de ses envies pour nous sensibiliser avec talent. Que ce soit en rythme avec les excellents "Joseph" et "Another Generation", avec des morceaux groovy comme "An Angel by my Side" ou avec des titres lents et forcément intimes (trop nombreux pour être cités), le quatuor parisien s'offre très souvent le luxe de construire ses morceaux assez longs sur le principe des poupées russes; montrant ainsi que la machine à idées n'est pas tombée en panne pour nourrir ces mélodies douces, délicates, tendues ou barbelées. J'adore la basse d'Alain Vidal, la cohésion de la musique, l'esprit qu'il y règne et ce savoir faire qui manque assez souvent (reconnaissons-le) aux formations françaises. Bref cet album renferme tellement de bonnes choses pour les oreilles comme pour les yeux qu'il vous est interdit de vous en priver. Mettez-vous au parfum... il y a tant de passion là-dedans. [Chris] >> Voir aussi : Bob Tilton, Reiziger |
 >> Disque disponible sur notre catalogue (60FF) | Rroselicur "drachenhöhle" (Partycul System 7 titres) Si l'album débute avec un titre de morceau clin d'il aux Pink Floyd (The Dark Side of Johan L.), c'est sans doute que Rroselicur transporte aussi loin que les mélodies de Syd Barrett
Comment résister à la poésie de cette bande son ? Toutes les ambiances créées par le trio sont retransmises à la perfection sur ce premier album. Toutes vous enivrent, sans excès ni facilité. Les émotions touchent parce qu'elles sont sincères. Certains ont appelé cette musique post-rock, mais ce qui différencie ce groupe d'un nouveau plagia d'inspiration krautrock, c'est qu'ici l'art ne se doit pas d'être conceptuel juste par principe. La différence est dans l'origine de l'émotion, et la sincérité de ce qu'on ressent. L'origine de Drachenhöle vient de l'alchimie entre deux frères, de Reims, de Brian Eno, de la religion ou peut-être de la complicité Belge
l'origine de cette musique a une histoire ; elle ne vient pas de Tortoise ou de Chicago, même si le résultat se rejoint parfois. Aux travers de ces 7 titres, dont certains atteignent tout de même 14 minutes, on voyage d'hôtels en palaces sans vraiment rencontrer de gens ; on traverse les paysages sonores vers un voyage avant tout intérieur. L'un des plus beaux contes que nous ayons entendu ces derniers temps. [mg] >> Voir aussi : Brian Eno, Tortoise, Flying Saucer Attack |
| | Limbo "Lapse of purpose" (no squald 6 titres) Arrivés après la déferlante Thugs/Black&Noir, les trois de Limbo, pourtant eux-aussi originaires d'Angers, n'auront pas profité du succès d'estime que bénéficiaient alors toutes les formations de la ville. Black & Noir a beau avoir aidé la sortie du premier cd de Limbo, le groupe reste encore peu connu du public. Pourtant, le trio développe une musique d'une grande efficacité, et certainement plus aboutie qu'un grand nombre de groupes ayant profités de l'aspiration Thugsienne. Ce nouveau 6 titres montre une nouvelle fois toute la maturité du trio. Certainement plus dure qu'autrefois, la musique de Limbo bénéficie aussi bien de la puissance des guitares que de la mélodie du chant principal. Certes, le style rappelle une scène pop-noise qui a marqué les années 90 - batterie sèche, rythmes souvent lourds, riffs entêtants, gros son, breaks déstabilisants et chant mélodique mais nous ne pouvons nier que peu de gens avaient réussi à le refaire sonner aussi bien. Limbo tient le rythme sans tomber ni dans le metal ni dans la powerpop. Félicitation. Serait-ce le dernier des Mohicans ? [mg] >> Voir aussi : Skippies, Therapy?, Drive Blind (Vegetable) |
| | Wei-Ji "s/t" (Kérosene ep 2 titres) Voilà un disque que nous avons reçu il y a bien longtemps et que nous avions légèrement oublié de chroniquer ! Honte sur nous. Surtout vu la qualité de l'objet, nous ne pouvions le laisser sous silence. Car ces anciens Sixpack font partie des formations françaises à retenir. Écoutez moi ce Double Trouble
Un jeu de guitares maîtrisé à la perfection, joignant via je ne sais quel miracle l'originalité à la simplicité, donne à lui seul tout le charme de ce petit vinyle. Le violoncelle de Guillaume Quemener (ex-Happy Anger, Plod) vient comme une cerise sur le gateau
Et, bien entendu, les anciens fans de Sixpack s'en souviennent, difficile de ne pas parler du chant toujours aussi mélodieux. C'est d'ailleurs, avec la batterie parfois trop binaire, le seul petit reproche que je pourrais faire à la bande de St Etienne
Vu le travail sur les guitares, je comprends aisément le changement de nom ; mais, pourquoi Salim n'en a-t-il pas profité pour tester d'autres approches vocales ? Enfin, je l'admets, vu la qualité de ce 7', la remarque est un peu déplacée. Passons donc, et profitons de la face B, enregistrée live à Lyon, qui nous laisse conclure avec un aspect plus brut de Wei-Ji, nous prouvant encore une fois que le groupe reste bien Punk avant tout ! [mg] >> Voir aussi : Sixpack, Hüsker Dü |
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