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Songs for the Deaf
THE
NOTWIST
The Devil, You and Me
city slang
6 ans que le groupe n’avait
rien sorti. De quoi se demander si The Notwist existait encore. Ses membres
étaient peut-être accaparés par leurs projets parallèles :
Tied and Tickled Trio, Lali Puna, Console…ou peut-être avaient-ils
simplement besoin de digérer le succès, critique et commercial,
de l’excellent “Neon Golden”. En tout cas, le moins que
l’on puisse dire est que “The Devil, You and Me” était
attendu. Avec excitation et aussi avec une réelle curiosité.
Pour quel résultat ? Eh bien, le trio allemand (Martin Messerschmid
a quitté le navire) n’avait visiblement pas envie de livrer un
ersatz de “Neon Golden”. Le groupe prend ainsi quelque peu ses
distances avec le dub et l’électro pour revenir en quelque sorte
aux sources. Les morceaux se rapprochent en effet d’une pop plus intimiste
et délicatement ciselée faisant la part belle aux guitares acoustiques
et à la sobriété. Une pop au spleen toujours aussi palpable
qui a plus d’accointances avec un morceau comme “One step inside
doesn’t mean you understand” qu’avec le tube “Pilot”
(tous deux présents sur “Neon Golden”).
Oh rassurez-vous, “la patte” The Notwist est bien là. Elle
est présente dans le chant mélancolique de Markus Acher, dans
ces petits beats discrets présents sur “On planet off”,
cette rythmique dub en arrière plan de “Sleep”, ces arrangements
subtils (un orchestre est venu prêter main forte au groupe lors de l’enregistrement)
ou ces mélodies entêtantes dont les allemands ont le secret.
A l’arrivée, “The Devil, You and Me” n’est
pas aussi dense et immédiat que son prédécesseur mais
exige au contraire plus de patience de la part de l’auditeur (ce qui
est d’ailleurs souvent bon signe) avant de confier ses secrets et de
livrer ses perles que sont, par exemple, “Where in this world ?”,
“Boneless” ou “Sleep”. Il voit le groupe poursuivre
avec une belle réussite évolution et remises en question pour
continuer à surprendre et à SE surprendre, tout en restant lui-même.
Respect.
[sullivan]
+++ voir aussi : Tied and Tickled Trio, Console, Lali Puna
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