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(INTERNATIONAL)
NOISE CONSPIRACY "A new morning, changing weather"
(Burning Heart 11 titres)
Bien atypiques que sont The (international) Noise Conspiracy dans ce paysage
musical si consensuel. Pourtant, direz-vous, rien de nouveau, c'est de
la musique à papa... Et bien non. INC a su imposer son style et
le faire évoluer. Nous naviguons certes toujours du côté
des Kinks, Chocolate Watchband et autres garage bands, mais on croit percevoir
tout de même un album plus riche que le précédent.
On cultive toujours une musique directe, mais les constructions sont plus
fouillées et les morceaux enrichis par d'autres sonorités
comme le saxo et autres sons de claviers différents (plus modernes...).
On retrouve donc la fuzz rageuse et en lutte mais aussi des morceaux plus
soul, comme une invitation à la réflexion posée.
Oui, INC sont à l'écoute de notre monde. Ils vont même
jusqu'à exposer clairement leur résistance à ce système
en 11 morceaux dont les titres ne font aucun doute sur la lutte que mène
le groupe ("Capitalism stole my virginity", "Born into
a Mess"
). Bien loin du prêt à consommer politique,
The (international) Noise Conspiracy vous offre l'opportunité de
vous cultiver, de réfléchir et de prendre du bon temps !
Car même si la Révolution est un engagement sérieux,
cela n'exclu en rien un certain hédonisme. Vous trouverez donc
en introduction à chacune des chansons, un petit passage de penseurs
comme Vaneigem, Marx et autres anonymes. INC cultive le désir d'autonomie
jusqu'à vous donner le pouvoir de penser par vous-même l'actualité,
l'histoire et notre système.
Ce nouvel album est donc un véritable appel aux armes où
INC cherche à nous mettre en garde contre les méfaits d'une
propagande de la peur orchestrée par les médias et très
largement consommée. À ce propos, je vous conseille de lire
attentivement l'excellent texte The Global Fear Factory qui figure sur
la pochette. Et, si vous le pouvez, allez donc faire un tour sur les divers
sites proposés par INC. Que viva la revolucion !!!
[sha]
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Voir aussi : Kinks, Chocolate Watchband, Jr Merill, Rocket From The Crypt
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EN.
"where everything is bad, it must be good to know the worst"
(autoproduction 5 titres) >
contact : e_pasero@yahoo.it
Enveloppés dans une pochette à la sobriété
efficace, les 5 titres de ce cd ne font qu'accentuer le mystère
Qui sont et où nous emmènent les deux Italiens qui se cachent
derrière EN. ? Je n'ai quasiment aucune information sur ce groupe,
si ce n'est que l'enregistrement date de décembre 2000. Une chose
est sûre par contre : leur musique mérite notre intérêt.
À mi-chemin entre le jazz, le postrock (sauce Touch'n'Go) et la
trip-hop, la musique d'EN. angoisse par son opacité. Mais cette
angoisse est étrangement agréable, comme celle qu'on éprouvait,
devant sa télé, en entendant le sifflement de M le maudit
dans le brouillard anglais. C'est un peu l'univers mélancolique
du premier New Wet Kojak qu'on retrouve par bien des aspects
Contrebasse,
flûte, voix proposée plus qu'imposée, saxo, tout est
là pour nous évader
Et pourtant, le son et l'attaque
de la batterie, comme certains plans de guitares, raccrochent encore un
peu EN. à un rock angulaire. C'est tout le charme de ce projet
italien qui malgré quelques excès douteux (le chorus sur
les solos de guitare) impose un style trouble mais particulièrement
intéressant.
[mg]
>>
Voir aussi : New Wet Kojak (premier album)
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QUASI
"The Sword of God"
(Domino -14 titres)
Pour leur cinquième album, le duo Janeit Weiss (batteuse dans Sleater
Kinney) -Sam Coomes (bassiste pour Elliott Smith) a décidé
de nous raconter une histoire, celle d'un dieu qui aurait brandi son épée
contre l'empire du remplissage par le vide. Cela débute comme un
film où l'on pourrait imaginer les Beatles déambulant sur
Hollywood Bvd. Et part belle leur est faite dans le cur de Quasi.
On pourrait reconnaître aussi certaines ambiances inquiétantes
qu'affectionnaient jadis les Pink Floyd de Syd Barrett. Les harmonies
et les mélodies nous rappèlent par moments les Byrds. Vous
vous doutez donc qu'il s'agit là, d'une musique très soignée
tant au niveau mélodique qu'atmosphérique, et largement
influencée par la musique pop des sixties. On ne reste pas insensible
aux paroles où Sam Coomes exprime sa colère toute poétique
contre une société (américaine ?) se nourrissant
de vide et d'artifices. Si quelques années suffisent à Quasi
(Genetic Science), Le Rock and Roll, lui, ne pourra jamais mourir... Qu'on
se le dise, The Sword of God est un album vindicatif où harmonie
et mélodie règnent en maître. Un album plein de vitalité.
[sha]
>>
Voir aussi : Beatles, Byrds, Pink Floyd, Foo Fighters, Dukes of Stratosphear
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La chronique du lecteur >>
Cette place vous est
réservée
Nous n'avons pas parlé d'un disque
important à vos yeux, et vous vous sentez la force de donner votre
avis aux autres lecteurs de positiverage.com, alors envoyez-nous votre
chronique, elle sera sans doute publiée ici. Cette semaine C. Chene
revient sur le second album de White Octave.
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WHITE
OCTAVE "Menergy"
(Initial
rds - 10 titres)
Pas la peine de passer
par quatre chemins, "Menergy", le dernier opus de White Octave,
est une franche réussite, et même plus... Les connaisseurs
se souviendront de la puissance et de l'émotion que dégageait
Cursive, le précédent groupe de Stephen Pederson. On retrouvait
déjà toutes ces qualités à chaque note et
à chaque cri de guitare de "Style no.6312", le précédent
album de White Octave. Le nouveau groupe de Stephen possède même
une intensité plus rare, celle qui vous touche au plus profond
de vous, illustrée notamment par l'océanique "Call
The Kiss". C'est dire que l'héritage laissé à
"Menergy" pouvait être lourd à porter. Mais il
n'en est rien. "The constant is zero" ouvre le bal. Les premières
notes de guitare résonnent comme un hymne retentissant, mimant
un compte à rebours. Puis, vient le chant, toujours aussi intense,
accompagné par une musique toujours aussi chiadée. Résultat,
même pendant les moments de break, le chant continue à résonner
en vous. Au quatrième morceau, intitulé "La Vista",
on atteint des sommets où l'harmonie brillante entre le chant et
les instruments (notamment la basse) amène l'émotion à
son paroxysme. Du pur bonheur, qui s'accroît avec le mélancolique
"Move in time" et le brilliant "Weight", volant presque
la vedette au morceau instrumental nommé intelligemment "Menstrumental",
qui clôture l'album (vous avez dit monumental?). Magnifique, mélancolique,
intense, puissant, sensible, "Mernergy", le dernier album de
White Octave, est, n'ayons pas peur des mots, l'un des chef d'uvre
de cette année 2001.
[c.chene]
>>
Voir aussi: Cursive, At the drive-in, And you will know us by the trail
of dead
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Pour être chroniqué dans cette rubrique, envoyez vos productions
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Gélézeau & Natasha Herzock
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