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THE POISON ARROWS
First Class, and Forever
(File 13)

Certains albums vous touchent rapidement. Ils parviennent à se frayer un chemin jusqu’à votre cerveau quasi instantanément. Ce n’est pas le cas de “First Class, and Forever”, qui demandera un peu plus de patience et plusieurs écoutes pour livrer quelques uns de ses secrets.
Composé notamment d’un ex-Don Caballero et d’un ex-Atombombpocketknife, The Poison Arrows a pris le temps d’enregistrer deux Eps pour faire tourner ses morceaux, expérimenter et trouver sa voie. Car si ce trio a clairement un background punk/post hardcore, on sent sa volonté de créer quelque chose de vraiment personnel. Ce premier album démontre que c’est désormais chose faite et bien faite.
On y sent d’emblée le désir du groupe : donner la priorité à la recherche d’ambiances plutôt que de mettre en avant des mélodies. D’où des structures de morceaux assez complexes qui rendent cet album assez imprévisible, mélange inspiré de noise à la June of 44, de synthés années 80 parfois kitchs, d’atmosphères sombres chères à Unwound et d’envolées à la Girls Against Boys (ce chant retenu, susurré n’est d’ailleurs pas sans rappeler celui de Scott Mac Cloud). La basse ne tient pas en place, virevoltante. Utilisant beaucoup d’effets, elle est souvent la clé de voûte des morceaux. La guitare ne s’en offusque pas et accepte d’être parfois discrète, en son clair. Mais elle n’hésite pas, quand elle revient sur le devant de la scène, à jouer la surprise ou le décalage avec des riffs parfois presque incongrus (“Fire up the Happiness Center”). La batterie est solide, sans fioritures. Pour une première volée de flèches empoisonnées fort réussie, assez proche à mon avis de l’album qu’aimerait pourvoir désormais sortir Girls Against Boys.
[sullivan]

 

+ voir aussi :Girls Against Boys, Unwound, June of 44

 


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