SUR LA
PLATINE
[mg]
RED
EYED LEGENDS
wake up, legend
FUGAZI
red medecine
LE PARTI
excitement as such
JAWBOX
for your hown special…
MICKAEL YONKERS
+ THE BLIND SHAKE
cold town, soft zodiac
[chris]
SONIC YOUTH
the eternal
CONVERGE
axe to fall
FUTURE OF THE LEFT
travels with mysel and another
OBITS
i blame you
ELECTRIC ELECTRIC
sad cities handclappers
[sullivan]
MONTREAL
ON FIRE
Decline and Fall
THE POISON ARROWS
First Class, and Forever
THE THERMALS
Now, We Can See
BELLINIS
The Precious Prize of Gravity
DE
ROSA
Prevention
HIM
![]()
(hip hip hip)
Doug Sharin, l'homme derrière Him, fait partie des batteurs d'exception, de ceux qui m'ont mis une claque… subtile, efficace, technique, humain… Sans aucun doute dans le top 5 de mes batteurs préférés. Chaque concert de June of 44 (dont il était le batteur) le rendait plus incontournable à mes yeux. On le retrouve aussi dans Rex ou Codeine. Him est donc son projet personnel, qu'il traîne depuis un bail maintenant. Là où il expérimente son penchant le plus groove, ses envies sortant du rock… A l'époque ça flirtait avec le dub et le postrock, mais je ne me suis jamais vraiment intéressé sérieusement à ce projet… Je préférais déjà son travail avec June of 44 à ses talents de compositeur, qui ne m'avaient pas foncièrement convaincu. Et ce nouvel album ne risque pas d'améliorer les choses. Pourtant le travail fourni est énorme, et le résultat plein de groove, de mélodies et de finesses, mais trop c'est trop ! On nage ici dans les rythmiques caribéennes, noyées dans des effluves seventies, surproduites à la façon des années 80. On pourrait y voir un faux pas de Tortoise (qui n'a pas besoin de ça) en plein tripe caribéen (même si l'album a été fait au Japon)… ambiance jazzy pour film porno ensoleillé… Et le pire c'est que par moments, j'ai l'impression de me prendre au jeu, de rentrer dans ce groove irrésistible… mais trop n'en fait, dès que je reprends mes esprits, j'ai envie de tirer le Doug par le col et de lui dire d'arrêter de déconner… je sais que les potes de galeries à New York et Chicago doivent trouver ça mortel (et c'est vrai qu'il y a de bonnes lignes… de basses notamment), mais, franchement, ça sent trop l'after-shave et la mauvaise série TV. Trop de couleurs l'ami ! On se croirait à Miami ! Tu te crois au bord de la piscine avec une gourmette au poignet ou quoi ? A mon avis, les caves grisâtres lui allaient bien mieux ! Au final le Doug nous laisse un album gavé de bons plans (venant de l'afro-beat, du dub ou du jazz des seventies), mais foncièrement écœurant, à l'image de la pochette… à vous de voir si c'est votre came.
[mg]
+ voir aussi : Tortoise, Jagga jazzist
![]()
![]()
![]()
![]()
![]()
![]()
![]()
![]()
![]()
![]()