SUR LA
PLATINE
[mg]
THE KONKI DUET
ensemble ep
FUGAZI
red medecine
MARVIN
hangover the top
SOFT PACK
the soft pack
RED
EYED LEGENDS
wake up, legend
[chris]
BEAK>
recordings 5/1/09>17/1/09
MIDLAKE
the courage of others
CONVERGE
axe to fall
DEERHOOF
offend maggie
SONIC YOUTH
the eternal
[sullivan]
NIRVANA
Live At Reading
PHARAOS
We’ve Tried Nothing And We’re All…
SUNNY DAY REAL ESTATE
Lp2
PISSED JEANS
King Of Jeans
BEAK>
recordings 5/1/09>17/1/09
(Invada)
Qu'avez-vous fait de beau ces douze derniers jours ? Rien de bien mémorable ? Quand la banalité côtoie la routine de l'habitude. Douze, c'est pourtant le nombre exact qu'il a fallu à Matt Williams (Team Brick), Billy Fuller (Fuzz Against Junk) et Geoff Barrow (Portishead) pour accoucher de ce douze titres (notez la productivité) aux contours austères mais loin d'être rigides. Concept intéressant que de capturer spontanément, de manière brut de pomme, le fruit de trois cerveaux doués et musicalement très cultivés. Si 'Backwell' et 'Pill' nous plongent dès le départ dans un univers krautrock minimaliste et intrigant cher à Neu !, 'Ham Green' change la donne et affole la boussole en délivrant des sonorités quasi doom. L'ambiance devient alors plus glauque, plus pesante. Voix lointaine et éthérée, trois notes de basse qui laissent la place au tonnerre du riff. Angoissant ! Excellent ! On comprend dès lors que les gars vont se faire plaisir sur de nombreux terrains mais que l'exercice ne va jamais céder à la déconnade. On comprend aussi que les synthés et l'electro ne seront qu'une des composantes des morceaux. La batterie, la basse et les guitares vont avoir aussi leur importance. Le sautillant, mais droit dans ses baskets, 'I Know' se laisse suivre d'un magnifique instrumental en crescendo parfaitement bien senti façon Mogwai. Si le soleil se lève de cette manière sur Bristol alors on est prêts à y faire un saut. 'Ears have ears' se la joue p'tits oiseaux ayant reniflés trop d'effluves dub et vient surtout élargir la palette de sons, d'approches sur un concept où on ne sent jamais l'ennui poindre. Certains diront peut-être que tous les morceaux n'étaient pas indispensables et pourtant je suis de ceux qui affirment, dans cette photographie de l'instant, qu'il n'y à rien à jeter. L'album reste cohérent en permanence même quand le trio fait une escapade en terres electro-noise sur 'Barrow Gurney'. Les anglais n'en font jamais de trop et réussissent à de nombreuses reprises à glisser beaucoup d'émotions dans ces compos qui paraissent faussement froides. 'The Cornubia' est l'un des morceaux, sinon LE morceau qui m'interpelle le plus. Sur cette ballade funèbre et dépressive au possible on croirait entendre Kurt Cobain livrer sa toute dernière chanson avant de passer à l'acte. 'Dundry Hill' enchaîne sur du Sunn O))) sans les toges. Excellent ! Contrebasse et violon sur 'Flax Bourton' clôtureront cette aventure noire mais particulièrement épique. La musique de ces anglais pourrait tellement collée à l'univers cinématographique d'un Gus Van Zant, d'un David Lynch ou d'un Jim Jarmusch... Surprenant et passionnant de voir ce qu'on peut faire en douze jours. Il vous faudra à peu près ça pour percer tous les mystères de ce disque. Imbeakable ! (chRisA)
+ voir aussi : Neu!, Can, Sunn O)))
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