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GIRLS
AGAINST BOYS "You can't fight what you can't see"
(Vicious Circle/Jade Tree 11 titres)
Pour tous les vrais fans de GVSB, la triste épopée sur Geffen
n'est plus que de l'histoire ancienne (heureusement
Imaginez-vous
ces vétérans de la scène D.C réduits à
faire les premières parties de Garbage
) You can't fight what
you can't see
oui, mais surtout You can't be what you are Not. Avec
un bonheur non dissimulé, et avec une toute nouvelle motivation,
le quatuor tourne ici la page et revient à ce qu'il a toujours
su faire avec talent; à savoir pondre des hits noisy pop sulfureux
et dansants. Une double basse voluptueuse aux formes généreuses,
une guitare affûtée aux riffs échancrés, une
voix chaude et sexy de fin de soirée arrosée, un electronica
pas trop bimbo, un Ted Niceley et un Eli Janney aux doigts de fées
Les ingrédients sont tous réunis pour transformer votre
salon en club où vos copains et copines ne feront plus qu'un après
un 'Basstation' qui ferait même danser un socialiste un soir de
21 avril. C'est bien simple si vous n'avez pas les genoux qui vous démangent
après avoir écouté un 'Kicking the lights' ou un
'The come down' allez de suite consulter ou essayer un flashball à
cinq centimètres de votre tempe (aie!). Comme after, les New-yorkais
nous offrent un dernier titre qui vous fera intelligemment redescendre
sur votre lino inondé de sueur juvénile. Rappelez-vous que
vous n'avez pas d'ennemis
So come on and let it breathe.
[chris]
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Voir aussi : New Wet Kojak, Dead Pop Club
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NO
KNIFE / NINE DAYS WONDER "split"
(Dim Mak 5 titres)
Sorti l'année dernière, ce split réunissait tout
de même deux noms en vogue du hardcore émotionnel, et ne
pouvait laisser insensibles les amateurs du style. Et si No Knife, malgré
quelques titres excellents ne m'a jamais laissé un souvenir impérissable,
je dois admettre qu'aujourd'hui, leur Indie rock subtile s'en sort avec
les honneurs. Les deux titres présentés ici dévoilent
quelque chose de Washington DC qui ne me déplait pas. Leur finesse
transforme leurs compositions, pourtant assez classiques, en attrapes
curs attachant. Du côté des Japonais, la furie qu'ils
véhiculaient semble avoir laissé la place à un emo
sympathique mais dorénavant tourné vers une version plus
rock de la chose. Plus de hardcore ici. L'intensité a évolué
vers une émotion plus posée et plus fragile. Certains crieront
au scandale sans voir la richesse de ces trois titres. Et, si NineDaysWonder,
comme No Knife, manque encore d'un peu de charisme pour sortir du lot
du nombre invraisemblable de groupes américains jouant ce style
de musique, nous ne pouvons nier que les deux groupes occupent une place
déjà très convoitée dans le peloton.
[mg]
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Voir aussi : Capitol City Dusters, Q and not U, H2Oil, Vanilla, Maggat,
Soave
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SEANEWS
"s/t"
(Dangerous at drive 4 titres)
Avec cette première production, sortie sur le label de leur bassiste,
Dangerous at drive records, ce jeune groupe parisien, dans lequel officie
un membre du site, s'impose comme l'une des dernières formations
emo-punk à surveiller (ne voyez là aucun copinage). Derrière
un son manquant cruellement d'envergure, le quatuor arrive tout de même,
au travers de ces 4 titres, à dévoiler un potentiel que
je ne serais pas surpris de voir exploser d'ici quelques mois. Fortement
inspirée par les élucubrations punk-rock de Fugazi, la musique
de Seanews prend avant tout racine dans l'énergie spontanée
du rock'n'roll, rapprochant leur démarche de celle d'un Hot Snakes
punk. Et si le groupe sait aussi emprunter des chemins plus sinueux ('Town'),
c'est bien l'aspect "coup de savate" d'un 'Gros Peter' ou d'un
'Future Can tell' qui retient l'attention. Alors je sais que les mauvaises
langues n'y verront qu'un style maintenant définitivement épuisé,
mais l'écoute de ce premier jet éponyme replace rapidement
les critiques. Certes, la nouveauté ne semble pas être une
priorité pour le groupe, mais je ne connais pas, aujourd'hui, de
formations hexagonales qui soient arrivées à un tel mélange.
Si l'emocore ancienne école a encore sa place dans ce pays, Seanews
risque de devenir son représentant le plus mérité
d'ici peu de temps.
[mg]
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Voir aussi : Fugazi, Hot Snakes, Hot Water Music, Drive Like Jehu
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YAGE
"s/t"
(Level Plane - 3 titres)
Pour les avoir récemment vus en concert et pour avoir discuté
assez longtemps avec eux, ces allemands sont à eux tous seuls aussi
bien un puits de générosité sincère qu'une
bombe à fragmentation d'énergie positive. Fondée
sur un sentiment intense de liberté et de libération, leur
musique se couple encore ici d'un discours ouvert et réfléchi
Emo to the core... Olivier et son chant cathartique et déchiré
porte une musique serrée (riffs courts et hachés) constamment
en rupture qui laisse néanmoins toujours entrevoir des sorties
intéressantes puisqu'elles se révèlent être
souvent chargées en émotions. Ces 3 titres sont dans la
lignée de 'The Human Head Too Strong For Itself'. Ils accentuent
une démarche qui tend vers moins de simplicité et de spontanéité
Dommage car l'auditeur ne retrouve plus systématiquement ces grands
moments de bonheur délivrés sur l'indispensable '3-17 October
1984'. A la veille de tourner cet été aux Etats-Unis et
de préparer dans la foulée leur prochain album (qui pourrait
voir le jour sur Ebullition la classe non?), Yage se verra sans
doute dans l'obligation de retrouver un nouveau souffle pour ne pas se
répéter et surtout pour nous surprendre avec bonheur
comme aux premiers jours.
[chris]
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Voir aussi : Lake, Envy, Brazen
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GOPHER "the combinations of steps are unlimited"
(6 titres frontera prod.)
Reçu il y a quelques temps, cette démo présente un
jeune groupe originaire de Caen qui s'attaque corps et âmes à
la noise émotionnelle. Ils s'inscrivent assez logiquement dans
une tradition française qui commence à se mordre la queue,
mais, à la différence d'autres formations, Gopher semble
avoir de très bonnes influences. On ne peut pas se tromper, ils
vont jusqu'à les citer sur leur CD (!!). On retrouve donc, pour
le meilleur et pour le pire, Fugazi, Unwound, Sleeppers, Burning Heads,
Drive Like Jehu, Guzzard ou même Bästard. Bien entendu, on
ne les retrouve pas tous dans leur musique, mais cette bonne éducation
leur permet de poser de belles figures de styles, notamment pour l'aspect
émotionnel. On regrettera cependant quelques facilités qui
laissent trahir un goût malheureux pour un hardcore mélodique
plus classique, ou pour cette noise primaire dans laquelle bon nombre
de groupes se sont jetés avant eux. Mais je pense que ces petites
sorties de route font dorénavant partie du passé et que
l'avenir donnera raison à leur fibre plus émotionnelle,
et moins directe.
[mg]
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Voir aussi : Fugazi, Burning Heads, Reiziger, Sleeppers
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LYCOSIA
"Unisex"
(araknid/M10 8 titres)
Partis d'un metal à tendance gothic, les Lillois de Lycosia se
remettent entièrement en question avec cet album. Parfaitement
interprété, ce "Unisex" classe dorénavant
le groupe dans une pop musclée et mainstream largement influencée
par les héros de la New-wave. Et sincèrement, si le concept
n'est pas franchement excitant, la maîtrise du groupe place l'objet
au niveau des bonnes sorties mainstream. Le son, les mélodies vocales,
la guitare
En dehors de l'aspect artistique qui reste très
grand public, et malgré quelques excès insupportables typiques
de ce genre de musique, il est difficile de revenir sur la précision
des Lillois. Qu'on soit dans une tendance Placebo ou Depeche Mode, les
premiers titres font largement office de tubes pour certaines radios rock
(Your fun burns our sun, ou Ephebe)
Vous dire maintenant que j'écouterai
cet album de mon propre chef est un peu exagéré.
[mg]
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Voir aussi : Depeche Mode, Placebo, Indochine
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