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epileptic.free.fr

EPILEPTIC "the first day of our second life"
(Rejuvenation)
Epileptic est un groupe à part ; un groupe qui évolue à son rythme, selon ses convictions et ses inspirations, et non selon les codes d'une scène trop conventionnelle. Depuis leur début, le groupe de Poitiers s'est toujours senti à l'étroit dans ce que certains appellent des familles. Je me souviens de leur démo sur laquelle nous pouvions entendre une noisy pop bien agréable, puis de leur évolution vers un premier CD très personnel, plus touchant, plus noise et plus émotionnel. Le groupe nous avait déjà séduit, avec son aspect fragile et bancal tout en lançant des compos parfaitement travaillées… Déjà à l'époque, aucune étiquette ne correspondait… indie-rock, emo, noise ? Encore une fois, le groupe n'entrait dans aucune case. Au fil du temps, le groupe a évolué, changé même, mais une chose reste : cette personnalité hors-norme et cette discrétion loin des clichés. Avec ce nouvel album, le trio a gardé sa touche émotionnelle mais semble plus s'affirmer dans ses influences folk voire "rock US"… Du coup, on perd la fragilité que nous aimions tant autrefois pour laisser place à une stabilité impressionnante. Dans la démarche, ce mélange de petites guitares indie et de chant rauque et imposant me rappelle The Constantines. Tout comme eux, j'ai l'impression qu'Epileptic a mixé un disque de The Farewell Bend (Fugazi pour The Constantines) avec les parties vocales de Bruce Springsteen… et malgré la référence étrange, le résultat est explosif. Pour les avoir vu en concert, je peux me permettre la comparaison tant le chant de Sam impressionne ; maintenant, il est vrai qu'en studio, l'aspect indie prend le dessus, rendant les chansons du groupe moins surprenantes, mais toujours aussi réussies… Tant mieux, cela n'en sera que plus impressionnant quand vous les verrez sur scène. Malheureusement, évitant les codes du système médiatique et les modes, ce disque aura beaucoup de mal à s'imposer ; chose d'autant plus regrettable qu'Epileptic ont encore une fois pondu un album personnel et neuf, sans pour autant être difficile d'accès car s'inscrivant dans une logique rock assez classique ; bref, le groupe apporte encore une fois un souffle différent sur notre petit microcosme, et tout le monde risque de passer à côté ! Quel dommage.
[mg]

••• Voir aussi : The Constantines, The Farewell Bend

www.hivesmusic.com

THE HIVES "tyrannosaurus hives"
(12 titres)
Qu'est-ce qui pourrait empêcher les Hives de refaire un carton avec cette nouvelle production… qui soit dit en passant se faisait drôlement attendre. Un désengouement international face au revival rock ? Une retombée de hype ? Ou des aspirations trop commerciales de la part du quintet ? Rassurez-vous je ne connais pas la réponse et ne me lancerai dans aucun pronostic. Les Hives sont en forme qu'on se le dise. Avec un garage rock toujours gonflé à bloc après pourtant des tournées interminables, les marathoniens suédois ne surprennent pas… mais ne déçoivent pas non plus. 'Tyrannosaurus' ne rentrera peut-être pas dans l'histoire comme 'Veni Vedi Vicious' mais vos pieds ne vont pas s'ennuyer. La formule est la même sauf que la production, plus lisse, fait un peu moins bad boy. Moins puissantes, les guitares sonnent différemment aussi. Mais le combo assure des chansons de qualité dans une veine qui ne peut que séduire le néophyte comme l'inconditionnel. L'ovni de ce cd (tout est relatif) qu'est 'Diabolic Scheme' laisse peut-être entrevoir ce vers quoi les Hives s'aventureront plus tard. Pour le reste, cherchez le pressing le moins cher de votre ville car votre costume noir et blanc risque d'en prendre encore un coup. Les Hives restent un groupe divertissant qui se prend sans doute plus au jeu qu'au sérieux. N'allez pas voir plus loin.
[chRisA]

••• voir aussi: The International Noise Conspiracy

 

MYGÜK "A un fil…"
(autoproduction)
Leur précédent mini m'avait laissé un excellent souvenir, et c'est avec une certaine excitation que j'ai déballé ce nouvel album. Malheureusement, si je retrouve le talent musical du groupe, j'ai beaucoup plus de mal avec cette voix en français qui rendrait presque leur pop mielleuse et pompeuse. Quel dommage quand on se penche un minimum sur la musique de ce groupe : les ambiances des instrumentaux, nombreux, sont prenantes et sublimes, à l'image de cette guitare qui rappelle tour à tour la beauté des premiers Feelies, la mélancolie d'un Godspeed ou celle d'un Radiohead actuel. La musique de Mygük a quelque chose de prenant. Un calme triste mais sublimement beau… Mais pourquoi faut-il que revienne ce chant ? C'est vrai qu'on le préfère à la rigueur sur "Mon fantôme", en imitateur de Radiohead, que sur "Comptine #1/#2", mais soyons franc, quel bonheur de retrouver les moments instrumentaux. Bon, ceci étant dit, pour la prochaine fois, ne perdez surtout pas vos soubresauts noisy, sans quoi vous risqueriez tout de même de tomber dans l'ennuyeux, le beau mais l'ennuyeux. D'ici là, on vous pardonne pour le chant !
[mg]

••• Voir aussi : Radiohead, GSYBE, Rachel's


www.polyvinylrecords.com

JOAN OF ARC "Joan Of Arc, Dick Cheney, Mark Twain…"
(17 titres-polyvinyl)
On dit souvent qu'en fait, un artiste crée et recrée la même œuvre, encore et encore, pour s'approcher enfin de la forme parfaite. La démarche de Joan Of Arc me fait exactement penser à ça. Car, finalement, cet album ne fait illusion que le temps du premier morceau. Quelques minutes, pendant lesquelles, béat, on se dit que ça y est, enfin, Joan Of Arc s'est décidé à tempérer sa folie, à canaliser sa désinvolture et à respecter un peu plus sa musique pour parvenir à l'osmose parfaite entre inspiration talentueuse et originalité ! Que nenni ! La suite nous fait revenir sur Terre. Joan Of Arc n'a pas l'intention de changer et l'album alterne donc petites perles post-pop et morceaux bancals, je m'en-foutistes, prometteurs mais bâclés...Voilà, c'est du Joan Of Arc dans le texte. Et je crois bien que c'est à prendre ou à laisser.
[sullivan]

••• Voir aussi : Joan Of Arc


www.lauraveirs.com

LAURA VEIRS "Carbon Glacier"
(Bella Union)
Mes amis, apprêtez-vous à frissonner… Comme ce personnage dessiné sur la pochette, perdu au milieu des eaux et des glaciers, avec pour simple refuge cette barque bien fragile ; la seule note d’espoir réside dans la lanterne qui illumine le ciel ; jamais une pochette n’aura tant dévoilé l’univers d’un album. Les chansons de Laura Veirs s’enchaînent comme autant de chapitres d’un livre… On les suit avec une inquiétude particulièrement attachante. La douceur de la demoiselle et de ses arpèges délicats risquent d’en ennuyer plus d’un, et pourtant, le glacial de ses balades se transforme bien souvent en diamant précieux. Sa voix n’y est pas pour rien. Difficile d’y rester insensible. Habitée, et véhiculant tant d’émotions, cette voix travaille le délicat et le brillant lorsqu'une Shannon Wright travaille le brut et la force. Pas un hasard si ce disque sort chez Bella Union, label fondé, rappelons-le, par des membres de Cocteau Twins, qui à leur époque jouaient eux-aussi avec le précieux. Et si malheureusement, quelques titres manquent d’inspiration, et s’oublient rapidement, d’autres développent une énergie si prenante que vous aurez du mal à ne pas tomber dans le piège du chant de cette sirène.
[mg]

 

www.conspiracyrecords.com

IMMENSE "hidden between sleeves"
(Conspiracy)
J'arrive à la fumée des cierges pour me pencher sur cet album bien vivant et émouvant des anglais de Immense. 'Hidden Between Sleeves' est leur deuxième album. Il marque trois ans de travail. Un passage de l'analogique au digital et sampling. Sur les vingt-cinq chansons initiales il n'en reste ici que neuf et autant vous dire qu'il n'y a rien à jeter. L'album traduit une énorme exigence sonore avec tout d'abord un travail impressionnant sur les ambiances. Glaciales et crespusculaires, elles enveloppent et hantent chaque morceau nous plongeant ainsi dans un monde parallèle. L'autre point fort réside dans l'expérimentation. Utilisation de nombreux instruments même si le piano mène avant tout la danse. Chocs discrets de sons électroniques et acoustiques au service d'une musique qui reste toujours prenante et envoûtante. 'The bumper book of facts and knowledge' et 'HMS Immense' sont des bijoux godspeediens. 'Skitty piano' et '22,000' sont sublimés par la voix de Rocky Votolato. Tout semble simple alors que chaque écoute révèle son lot de découvertes. Dans cet état d'émerveillement, l'album se déguste naturellement au casque. Lyrique, romantique et mélodique, Immense possède une force narrative très raffinée qui laisse vraiment admiratif. GÉANT et immensément conseillé.
[chRisA]

••• voir aussi: Sigur Ros, Low, GSYBE, Bjork

 

 

www.dontlookbackmusic.com

DON'T LOOK BACK "drunk in your arms"
(Supersonik Sound rds)
Le post-rock continue encore et toujours de faire des émules. Et ce groupe de Valence, malgré son choix d'y ajouter de très légères influences metal qui le rapprocherait de certains groupe mathrock, ne le démentira pas. Des nappes de guitares légèrement noisy aux samples de dialogues de cinéma, Don't Look Back ne semble pas avoir suivi le conseil de son nom, et reprend allègrement toutes les grandes lignes du style… Heureusement, si la personnalité reste forcément un peu effacée, le groupe livre tout de même 9 belles compositions, planantes à souhait et joliment exécutées qui procurent un moment agréable. Et contrairement à de trop nombreux adeptes du style, le groupe a choisi le côté noisy du style avec ses grosses montées soniques qui permettent à cet album de relever la tête plutôt que de se regarder le nombril… tant mieux.
[mg]

••• Voir aussi : Mogwaï, Explosion In the Sky, Sonic Youth

 

thirtysixside.free.fr

THIRTY SIX SIDE "long for action"
(Buzz Off)
36 Side rejoignent donc la famille Buzz Off, le label initié par les gars de Dead Pop Club. La rencontre est assez logique à l'écoute de ce premier album. Les références des deux groupes semblent proches… Si ce n'est que nous pourrions sans aucun doute ajouter Dead Pop Club dans celles des Thirty Six Side. Bref, le groupe propose un post-hardcore mélodique et assez direct, assez au point même si plus jeune que celui des DPC. Malheureusement, le groupe ne propose pas grand-chose de neuf après la déferlante Emo-Glam. Les gars maîtrisent la bonne mélodie sans perdre une miette d'énergie, voilà leur atout. Bref, un bon disque, sympathique et entraînant, qui ravira les fans du genre voulant ajouter un disque à leur discographie… Mais nous sommes en droit d'attendre un peu plus pour la prochaine fois.
[mg]

••• Voir aussi : Dead Pop Club, Sexypop, Flying Donuts, Full Screen, All System Go


www.thespacepatrol.com

 

disque disponible
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WEEPING MINDS OF SILENCE / .XIMEL
(10 titres - Spacecontrol)
Un split cd signé Spacecontrol emballé dans un très bel artwork de NiCoTcha. Deux trios. Dans l'ordre: France/Espagne… (où devrais-je dire Pays Basque ?). Cinq titres pour chaque groupe. Les Weeping entament mal les affaires. On tombe tout de suite dans un rock alourdi par une pseudo rigueur musicale qui n'apporte pas grand chose. A l'exception d'un bon instrumental, c'est froid, sans rebondissement ni émotion tout ça parce que les morceaux longs finissent par se mordre la queue. On attend en vain que le groupe se lâche un peu mais ce coup de sang viendra en fait des gars de Bilbao. Grosse basse. Guitare noise. Voix saturée, déchirée. On nage en plein dans l'univers d'Unsane. Bien-sûr les élèves n'égalent néanmoins pas leurs maîtres mais ils s'en sortent bien. Ce mimétisme déçoit un peu sur la longueur mais les nombreux passages lents et pesants restent très intéressants. Même vicieusement hypnotiques et malsains, leurs titres nous tirent de l'ennui et finissent par donner des couleurs à cette production. Ouf !
[chRisA]

••• Voir aussi : Portobello Bones, Unsane

 

 

 

 

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