|  | MAN OR ASTRO-MAN ? "A Spectrum of infinite Scale" (Touch'n'Go/Epitaph - cd 13 titres) Comme nous l'avait annoncé leur précédent album "EEVIAC", Man Or Astro-Man ? continue d'orienter sa surf-music dèjà terriblement moderne vers des sonorités de plus en plus noise. Et ce n'est pas la production de Steve Albini (une nouvelle fois) qui va dissiper l'effet ! Après un premier titre à tendance trip-hop, le combo le plus atypiquement abracadabrant du moment nous balance son lot de tubes surf-expérimentaux. Certes, la dérive noise et les expérimentations de plus en plus nombreuses limitent l'aspect dansant par rapport aux précédents albums. Mais comment en vouloir au groupe quand on se surprend, à l'écoute de cet album, d'apercevoir la rencontre idéale entre le meilleur de Shellac et les anciens disques de Man or Astro-Man ? Les fils spirituels de Dick Dale semblent avoir de plus en plus besoin d'aller voir ailleurs (même si on retrouve quelques classiques à tendance surf), et c'est la chose la plus intéressante qu'un groupe puisse faire pour son 14e disque ! Qui a dit que la surf-music était un style basé sur la tradition, un style qui ne pouvait jamais expérimenter ? Aucun problème, nous resterons toujours fans de ce groupe unique, à voir sur scène. [mg] >> voir aussi : Dick Dale, Shellac >> N'hésitez pas à lire l'interview que nous avons réalisée en décembre 2000. |
| | JIMI TENOR "out of nowhere" (Warp - cd 10 titres) Avec ce troisième album sorti chez Warp, Jimi Tenor ouvre véritablement son champ d'action. Si l'impression de bande son imaginaire est particulièrement présent, les outils utilisés surprennent. Nous ne sommes ni sur un disque pop, ni sur un album electronic. Jimi Tenor s'est entouré d'un orchestre Polonais (l'orchestre du Grand Theatre de Lodz) pour nous pondre un album s'inscrivant dans une tradition ancestrale de symphonies grooves. Car, si l'intro laisse prévoir un disque entre musique contemporaine et free-jazz, c'est en réalité un monde proche des B.O. des premiers James Bond ou de Marvin Gaye et de l'esprit Motown (version contemporaine) que nous découvrons ici. Certes, le jazz revient sur un titre comme Pylon, mais en général, Jimi Tenor se laisse aller aux belles symphonies et aux ambiances prenantes (voir le très classique Blood on borscht), sans pour autant devenir une copie lassante de ce qui a déjà été fait. Le bougre possède suffisamment de personnalité pour cela. Au final, c'est un melting pot décalé mais séduisant que nous présente le finlandais, en attendant qu'un réalisateur digne de ce nom lui propose le film qui va avec. [mg] >> voir aussi : Marvin Gaye, etc. |
| | THE MOVIELIFE "this time next year" (Revelation - cd 12 titres) Plus ça va, plus j'ai l'impression que Revelation ne sort que des disques de mauvaise qualité ! Enfin, celui-ci se défend grâce à son aspect traditionnellement énergique dû au punk-hardcore-mélodique qu'il propose. En effet, the Movielife n'ont rien d'exceptionnel, mais jouent, au moins, un hardcore mélodique et travaillé d'une façon plus qu'honnête. Du coup, leur disque fait partie des bonnes choses sorties chez Revelation. En plus, le mélange bien effectué entre HC old-school et post-hardcore joue en leur faveur. Cela reste trop classique et trop linéaire pour moi, mais pour ceux qui recherchent toujours de nouveaux groupes mélodiques, celui-ci devrait être un bon parti. [mg] >> voir aussi : Texas is the Reason, Sensefield, My Complex |
| | LAST DAYS OF APRIL "Angel Youth" (Bad taste- cd 10 titres) Album pop par excellence, ce Angel Youth possède tous les éléments d'un style représenté à travers le monde par les très médiatiques Radiohead. Mélodies, mélancolies, rythmes entrainants, sensibilité, légère saturation, etc. Tout y est (excepté les expérimentations et l'originalité). Du coup, ces Suèdois passent un peu à côté du gros coup les places sont déjà bien encombrées mais peuvent espérer toucher un public mainstream à la recherche de groupes plus exotiques
en attendant, ici, on a du mal à se laisser séduire tant les chansons s'enchaînent sans surprises, et sans réelle inspiration (le cauchemar diront certains). Certes, cet album se laisse écouter, certains titres retiennent même l'attention, et l'engouement actuel pour l'emo-pop pourrait jouer en leur faveur (voir la tournée européenne avec Promise Ring), mais, en général, il n'y a vraiment pas de quoi se rouler par terre. Imaginez les Get Up Kids sans l'aspect hardcore. Un album de pop mainstream, classique à souhait, rien de plus. [mg] >> voir aussi : Radiohead, Get Up Kids |
| | CHARGED "Hero" (Nation rds - cd 12 titres) Derrière un slogan simpliste mais attirant "Integrity, Passion and Creativ Anarchy" le label londonien Nation rds sort le premier album de Charged : "Hero". Au programme, break beats monstrueux, basses ravageuses, et un groove qui vous entrainera directement sur les pistes de danse. OK, Charged n'a pas inventé l'eau chaude, et s'inscrit même assez logiquement dans une scène créée par des groupes comme Asian Dub Fondation ou Fun <Da> Mental (l'asian underground scene comme ils disent), mais c'est ce qui permet à la chose de bien fonctionner. Simple mais efficace. Beaucoup d'énergie (esprit big beat : Chemical Brother, Fatboy Slim, voire un peu d'Atari teenage Riot par moment) et une bonne dose de groove (ils citent Public Ennemy) font l'affaire. Au final, l'effet doit rapidement retomber, mais je pense qu'en ressortant ce disque une fois l'an pour une bonne partie, vous devriez mettre tout le monde par terre comme il se doit. [mg] >> voir aussi : Asian Dub Fondation, Fun <Da> Mental, Chemical Brother |