www.dayafter.cz

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NINE DAYS WONDER
"With Euphoria"

(10 titres - Day After)
'The Scenery Is In Disguise There', sorti sur DimMak, avait propulsé les japonais sur le devant de la scène ; faisant quasiment d'eux 'the next big thing' dans le style emo. La sauce était un peu retombée sur le split avec les américains de No Knife. Premier virage vers une musique poppy et donc bien mélodique. Ensuite le groupe 'disparaît' des bacs. Une longue absence interrompue par ce 10 titres qui marque une nouvelle embardéee. Volée de paillettes, rythmes dansants bien dans l'air du temps, claviers très présents, 9DW y va de son petit disco electro rock bien verni et super accessible. Mutation réussie ? A vouloir se fondre dans le vert trop banal des forêts domaniales (on ne parle même pas de jungle ici), le chaméléon s'adapte mais manque d'éclat. Pas désagréable ('The Color Collapse' et 'To You, I'm Turning In') mais surtout pas original, l'album montre des carences dans l'écriture ('The Long Way From Home' et 'Who Knows Who We Are') et tombe parfois dans la facilité (l'instrumental electro 'Neon And Waterfall'). De plus les nippons nous resservent deux titres retravaillés ('What I Need In Me' et 'The Next Realm') déjà présents sur le split mentionné au-dessus. Ni vu ni connu mais résolument pas convaincu par un groupe qui a perdu de la tenue. A quoi peut-on s'attendre la prochaine fois ? Enfin s'il y en a une.
(chRisA)

••• voir aussi: Radio 4

 

www.thebloodbrothers.com

BLOOD BROTHERS
"crimes"

(V2)
Avec une évolution comparable aux suèdois de Refused, Blood Brothers transformaient petit à petit leur hardcore chaotique en une musique de plus en plus rock'n'roll avec toujours cette rage furieuse. Petit à petit, les frères de sang augmentaient leur popularité, et cela me semblait mérité. Avec cet album, le groupe atteint son premier vrai passage avec les risques que cela encoure. De plus en plus fusionnelle avec certaines modes new-yorkaise, la musique que nous propose le groupe sur ce nouvel album devient de plus en plus dansante, en même temps qu'elle devient de plus en plus complexe, et s'éloigne toujours plus des influences premières… A vrai dire, les bougres le fond plutôt bien mais je ne sais toujours pas quoi penser de ce disque. Le mélange entre post-punk, glam, pop, noise barrée et screamo chaotiques, s'il est particulièrement fatigant à l'écoute (un peu trop), est même appréciable. Le seul élément qui monte vite au cerveau (en dehors des trop nombreux changements de parties) et qui risque de faire la différence entre ceux qui accrocheront et ceux qui jetteront ce disque aux orties, c'est sans aucun doute cette voix ultra aiguë que n'auraient pas renier certains groupes de heavy. Personnellement, j'ai beaucoup de mal à m'y faire. Dommage car quand on l'accepte, on découvre de bons morceaux. Et pourtant j'ai dû mal à aller au bout de ce disque, particulièrement étouffant. Un peu trop collé à l'air du temps, sans doute, et certainement trop destructuré et trop barroque, mais l'album possède ses petites perles et devrait trouver son public sans trop de problème.
[mg]

 

www.ipecac.com
www.sgnl05.com

ISIS
"Panopticon"

(7 titres - Ipecac)
Le plan aérien qui sert de couverture est une ouverture plus métaphorique qu'artistique. Prise de hauteur. Champ de vision optimal pour un album planant. De l'altitude pour flotter dans des masses d'air atmosphériques. Depuis 'Celestial', Isis poursuit son chemin. Sur une lancée qu'on qualifierait de 'post metal' si nous aimions coller des étiquettes. L'évolution en mouvement. Vers plus d'arpèges, des parties plus chantées que beuglées, vers des plages lyriques élastiques et des mélodies aériennes. L'album fait corps du début jusqu'à la fin. Il a le soucis de nous proposer une oeuvre chiadée aux compositions complexes bourrées d'une mélancolie subtile et boulversante. Forgée par l'oreille exigeante des cinq bostoniens et celle de l'incontournable Matt Bayles, la texture sonore des titres est toujours impressionnante. Elle nous plonge dans un univers sombre, intense et totalement maîtrisé. A 90% instrumental, l'album ne vire jamais vers un metal progressif et ne côtoie pas des sommets techniques qui viendraient réduire l'essence même de leur musique: l'émotion. Forte si possible ! Sur la longueur, 'Panopticon' souffre d'un manque de relief, d'une linéarité parfois irritante. Mais l'album possède une certaine sagesse qui tire les morceaux vers le haut. Isis a des ailes mais garde ses distances avec un soleil qui de toute manière ne pourrait pas vraiment lui apporter plus de lumière. Brillant.
(chRisA)

••• voir aussi : Mogwai, GSYBE, Pelican, Neurosis

 

TEKKEN / PEKATRALATAK
"split"

(vendetta/weewee)
A l'instar du jeu vidéo ultra-populaire, Tekken se sont fait une sacré réputation de groupe grind violent ne sachant pas jouer ou bien de punk loosers ne se prenant pas au sérieux (c'est selon)… Étant passé à côté de leurs premiers enregistrements, quelle fut ma surprise à l'écoute de ce superbe picture disc, décoré de main de maître par les deux artistes que comprennent les deux formations (Gamin pour Tekken, et Melvin pour Pekatralatak)… Mais oui, on nous ment, on nous spolie ! Sous couvert de groupe inécoutable le plus farfelus qui soit, Tekken nous balancent pas moins de 6 bombes bien plus proche d'une tradition hardcore old-school que d'un quelque conque grind baveux. Morceaux ultra-court, guitares saturées, voix braillée… Certes, quelques ingrédients permettent la confusion, mais écoutez moi ces breaks, et ces mélodies dissimulées derrière un mur de saturation ! Ces gars là ont baigné dans le hardcore 80's, c'est sûr. Les paroles, minimalistes à souhait, valent leur pesant d'or aussi (anti-hypocrisie de certains groupes, anti-emo, anti-tattoos, etc.). Bref, ne vous y trompez pas, ce n'est pas parce que ces messieurs se cachent derrière une humilité et un second degré qui font leur succès qu'ils n'en sont pas juste un bon groupe de punk hardcore. Rien de plus. Juste un peu trop fleur bleue pour moi mais bien plus convaincant qu'il n'y parait. Sur l'autre face, je retrouve les Pekatralatak dont j'avais écouté les démos il y a maintenant près de 10 ans il me semble. À l'époque, les parisiens jouait un rock alternatif entre les bérus, ludwig and co, avec un niveau technique assez minimale ! 10 ans après, les gars ont déménagé à toulouse mais c'est bien la seule chose qui ait changé. Militantisme ultra-sérieux, textes en français, boite à rythmes… ça sent vraiment les années 80 et l'anarcho-punk alternatif (pas forcément le meilleur). Ceci dit, le niveau technique à légèrement progresser, tout comme le son… Avec, en sus, une reprise de Tekken. Pour le reste, chacun ses goûts et ses évolutions, moi ce n'est pas mon truc. Reste à ranger le vinyle dans sa pochette. je vous ait déjà dit que c'était beau un picture disc !
[mg]

 

www.dayafter.cz

CHALLENGER
"when friends turn against you"

(day after - 5 titres)
Après un premier album sorti chez Jade Tree, les trois gars de milemarker nous livrent à nouveau 5 titres enregistrés durant des sessions de jam de l'été 2004. Le groupe à bien trouvé son style : un punk rock bien moins 80's que Milemarker, mais avec quelques mélodies de voix bien typiques… en fait, les voix me font penser aux allemands de Robocop Kraus, mais ici, la musique n'est pas du style à jouer les midinettes… Rangez vos synthétiseurs et vos boules à facettes messieurs dames, Challenger ont ressortis les amplis poisseux ! Certains parlent de Hüsker Dü, pourquoi pas. Du punk, de la mélodie et de la finesse mais point trop. Une chose est sûre, si cette simplicité ne permet pas de se rouler par terre, elle deviendra rapidement une petite valeur sûre, sans prétention, qui risque de ne pas disparaître au prochain passage de mode. Tant mieux. En plus, le titre de ce 5 titres me parle particulièrement, que voulez-vous !
[mg]

••• Voir aussi : Hüsker Dü, Robocop Kraus, Pegboy, Milemarker

 

www.stonehengerecords.com

AMANDA WOODWARD / 1905
"split"
(Stonehenge)
Avant une pause d'au moins huit mois, les caennais nous offrent une petite chute de studio qui aurait dû figurer sur 'Pleine de Grâce'. 'A Fond De Cale' se révèle poussif et peu inspiré au niveau musical. Pas le genre à fond la forme… Les 1905 de Washington DC livrent, quant à eux, un morceau screamo plus teigneux, limite chaotique sur la première phase mais plus mélodique sur la deuxième, réhaussée qu'elle est par un beau chant féminin. Pour curieux et collectionneurs.
(chRisA)

••• Voir aussi : Yaphet Kotto

 

CHICK PEAS
"drouned in a toxic spicy soup"

(autoproduction)
Ça commence par un titre particulièrement inspiré par les Sleeppers. Normal, le groupe se réclame de cette scène noise typique des années 90. Ceux qui n'ont pas vécus ces années pourront s'en donner à cœur joie, mais personnellement, les albums de Sleeppers et de Portobello bones me suffisent dans le style. Heureusement, le second titre, qui me rappelle vaguement les Happy Anger, s'aère, on respire un peu plus, et ce n'est pas si mal. La suite continuera dans cette voie noise sombre des 90's avec quelques passages instrumentaux plus posées qui offrent de jolies respirations. C'est très bien fait, ça sonne comme il faut et je suis sûr que si ce groupe avait existé il y a 10 ans, ils auraient trouvé un label sans problème. Aujourd'hui cela risque d'être plus difficile tant le style a été déserté ! Ceci dit, pour une première apparition (deuxième si on compte la démo de 2002), le groupe fait son effet. Son impeccable, belle tenue, dents blanches… avec un peu plus de clarté et d'ouverture dans le jeu, je pense que je ne tarderais pas à succomber. Mais pour le moment, il me manque encore le petit "truc" créatif qui fait qu'un groupe sort du lot. Allez, ce n'est pas grand chose !
[mg]

••• Voir aussi : Sleepers, Doppler, Portobello Bones

 

 

 

 

 
   

 

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