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THIS
AIN'T VEGAS
"the night don benito saved my life"
(jealous rds)
Avec This Ain't Vegas et Bullet Union, le label Jealous Records, originaire
de Leeds, est en train de se forger une belle réputation. Car si
notre premier contact avec This Ain't Vegas (en première partie
de Hoover à Londres) nous avait laissés perplexes, les rencontres
suivantes et leur précédent album nous emballèrent.
Et ce nouveau disque ne viendra que confirmer cette impression : This
Ain't Vegas, derrière une approche somme toute assez classique,
mérite bien notre attention. En effet, malgré quelques fragilités
adolescentes touchantes, le groupe manie à merveille un émo-rock
très influencé Fugazi. Et si certaines parties ne se détachent
pas assez de l'influence principale, l'ensemble prend son envol grâce
à une approche très anglaise des mélodies (et l'accent),
une combinaison audacieuse entre les deux chants masculins, et un jeu
de guitare particulièrement intéressant, jonché d'arpèges
étranges et d'accords saccadés. Alors certains pourront
se plaindre d'un manque de force, sans doute dû à cette guitare
en son clair (pourtant particulièrement créative), mais
ils passeront à côté d'un très bon album, sans
prétention, mais redonnant de l'espoir aux amateurs d'un style
qui tendait à se perdre.
[mg]
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Voir aussi : Fugazi, At The Drive In
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CLAP
YOUR HANDS SAY YEAH
"s/t"
(wichita)
Voilà donc la nouvelle sensation du label Wichita (Bloc Party,
Yeah Yeah Yeahs)… Pourtant, ce groupe au nom particulièrement
intriguant risque de décevoir… Pas qu'il soit foncièrement
mauvais. Au contraire, les New-Yorkais ont quelques atouts intéressants…
Un amour sans doute immodéré pour les Talking Heads, un
goût prononcé pour le Velvet Underground qui se ressent dans
certaines mélodies fragiles ("details of the war" par
exemple), quelques tirades à la Violent Femmes bien entraînantes,
un savoir faire en matière de rengaine tubesque, et une sorte de
dérive romantique à la Arcade Fire (j'en vois déjà
qui passe à la chronique suivante !)… Parfois on pourrait
donc se laisser prendre au jeu, mais le soucis, c'est que derrière
une écriture intéressante, leur chanteur/leader n'est pas
David Byrne, et son timbre de voix, qui offre sa personnalité au
groupe, a tendance à agacer sérieusement l'auditeur, quand
il ne pousse pas certains au meurtre. Difficile de tenir la longueur de
l'album avec ce chant irritant dans les oreilles ! Dommage car on aurait
pu garder en tête quelques bons plans, dans un coin, en attendant
les mauvais jours… mais là, on va avoir du mal… et
on préférera définitivement retourner aux originaux,
même s'ils étaient moins dansants… Prévenez-nous
quand ils auront changé de chanteur !
[mg]
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voir aussi : Talking Heads, Velvet Underground, Arcade Fire
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THE
LAST DAY OF ICARUS
"s/t"
(autoproduction)
Autrefois, The Last day Of Icarus faisait dans l'emo-violence… Aujourd'hui,
suite au départ du chanteur, le groupe a décidé de
tourner ses guitares vers Karate… Leurs nouveaux morceaux passent
donc de plans post-rock tendance Karate à quelques parties lourdes
et saturées, histoire de ne pas perdre tous leurs vieux fans !
La démarche est intéressante… Le disque tient plutôt
bien la route, mais nous sommes en droit de nous demander si cette formule
vaut vraiment le coup ? En effet, s'ils disent découvrir les albums
de the Redneck Manifesto et Karate dans leur bio, pour d'autres, il n'y
a rien de neuf à cela, et on aimerait parfois entendre des choses
un peu plus originales… Surtout que personnellement, les plans jazzy
de Karate ont tendance à me saouler rapidement ! Cela étant
dit, The Last Day of Icarus reste tout de même plus rock (surtout
quand ils reviennent à leurs vieux amours !). Peut-être qu'avec
un peu de temps, l'influence se fera moins sentir et le groupe trouvera
réellement ses marques. En attendant, nous sommes en face d'un
disque bien fait, mais dont chaque partie reste trop classique à
mon goût… Disons qu'il ne décevra pas ceux qui savent
ce qu'ils viennent chercher ici, mais les autres risquent de s'ennuyer.
[mg]
••• voir
aussi : Karate
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