C’ETAIT LA GUERRE DES TRANCHEES (Tardi)

En cette année de centenaire du début de la guerre 14-18, on a déjà eu, et on va encore, avoir droit à nombre de documentaires, hors séries et publications sur la der des ders. La bd n’y échappera pas non plus. Difficile, du coup, de reprocher à Casterman de rééditer « C’était la guerre des tranchées ».

ROUGE COMME LA NEIGE (De Metter)

Une mère est capable de tout pour ses enfants, dit-on. C’est le cas de Madame Kinley dont la vie s’est arrêtée lorsque sa fille Abby a mystérieusement disparu tandis qu’elle jouait dehors. Alors elle qui a perdu son mari 6 ans plus tôt à la bataille de Wounded Knee en 1890 n’hésite pas une seconde

NI DIEU NI MAITRE (Le Roy/Locatelli Kournwsky)

Maximilien Le Roy continue, pour notre plus grand intérêt, de passer en revue les grandes figures socialistes ou les actes de résistance qui ont marqué le mouvement libertaire. Après les républicains espagnols dans « Espana la vida » ou Thoreau dans « La vie sublime », il rend cette fois hommage à Auguste Blanqui, à qui l’on doit notamment

LE SILENCE DE LOUNES (Baru/Place)

Nouredine a toujours eu la colère inscrite dans les gènes. Depuis qu’enfant d’immigré algérien, on le traitait de bicot à l’école ou qu’ensuite, au boulot, sur les chantiers navals son chef lui mettait du lard dans sa gamelle…En fait, cette impression d’être toujours le bougnoule de service ne l’a jamais véritablement quitté! Et si son

L’HOMME QUI ASSASSINAIT SA VIE (Vautrin par Moynot)

François-Frédéric Frey a passé 3 ans en prison pour abus de biens sociaux et fausses factures, le tout pour le compte de son ex-beau-père, député qui briguait la présidence de région et qui s’en est, bien sûr, sorti sans une égratignure…Le même ex-beau-père pour qui sa femme l’a plaqué alors qu’il était sous les verrous…Alors,

RIMBAUD L’INDESIRABLE (Coste)

Visiblement, Xavier Coste porte un intérêt tout particulier aux artistes maudits. Après avoir mis un coup de projecteur sur la vie du peintre autrichien Egon Schiele (« Egon Schiele, vivre et mourir », déjà chez Casterman), il revient avec une biographie d’Arthur Rimbaud. Son sous-titre, « l’indésirable », rappelle d’emblée ce qu’a été la vie du jeune poète : une

JERUSALEM, PORTRAIT DE FAMILLE (Yakin/Bertozzi)

Avril 1945. La Palestine est alors sous mandat britannique depuis 1920 et une décision de la Société des Nations qui chargeait l’Angleterre et la France d’administrer les anciens territoires appartenant à l’empire ottoman (qui venait de perdre la première guerre mondiale) jusqu’à ce qu’ils soient en mesure de se gouverner eux-mêmes. A la France revenaient

CANICULE (Vautrin/Baru)

Prenez une ferme paumée de la Beauce habitée par des péquenots dégénérés –la fille, à moitié débile, saute sur le premier homme qui passe ; le père, alcoolique et violent, se masturbe au camping du coin en matant les filles dans les caravanes ; la mère, fatiguée d’avoir à supporter tout cela ne rêve que d’une chose :

ESPANA LA VIDA (Vaccaro/Le Roy)

Après les biographies de Thoreau (« Le vie sublime ») et d’Albert Clavier (« Dans la nuit la liberté nous écoute… »), Maximilien Le Roy s’attaque, pour la première fois, à une « vraie « fiction avec « Espana la vida ». Quoique…Car comme d’habitude, l’auteur a lu beaucoup de témoignages sur le sujet et s’est beaucoup inspiré du réel pour écrire son

LE TUEUR 11. La suite dans les idées (Matz/Jacamon)

On a beau la connaître la chanson (macabre) du « Tueur » –dessin réaliste travaillé à l’ordinateur, pensées et réflexions misanthropes de son « héros » pas comme les autres en voix off, contrats effectués avec le plus grand cynisme- on ne se lasse pas de le retrouver tous les ans (surtout après le très bon diptyque « cubain » et

LE BOXEUR (Kleist)

Après son excellent « Castro » paru l’an dernier, on avait vraiment envie de se pencher sur le nouveau récit de Reinhard Kleist. Et « Le boxeur » est de nouveau une biographie, genre dans lequel l’auteur allemand semble se sentir le plus à son aise. Si la trajectoire sur laquelle Kleist a décidé de mettre un coup de

MARCINELLE 1956 (Salma)

Ça commence presque comme du Zola. A Marcinelle (en Belgique), en 1956, dans la mine du bois du Cazier. On y suit, au travers d’un noir et blanc muet, les rituels d’une équipe de gueules noires : le passage dans la salle des pendus (en fait le vestiaire qui doit ce nom au système de poulies

LES AMIS DE PANCHO VILLA (Chemineau/Blake)

Les amis de Pancho Villa : Tomas Urbino, le copain d’enfance, Calixto, l’indien à qui il apprenait à lire, Felipe Angeles, l’expert en artillerie, et surtout Rodolfo Fierro, dit El Carnicero, le boucher, son bras droit. C’est à travers lui et son destin incroyable (il a accompagné Villa de 1910 jusqu’à sa mort) que Blake et