PETIT-FILS D’ALGERIE (Alessandra)

Petit-fils et fils de pieds-noirs, Joël Alessandra a bien sûr beaucoup entendu parler de l’Algérie et de Constantine. Gamin, il entendait son grand-père Corrado s’emporter contre de Gaulle, le traitre, à la télé ou parler arabe chez l’épicier du coin, à Paris. Il a vu beaucoup de photos de là-bas, de la maison familiale mais

LA REPUBLIQUE DU CATCH (de Crécy)

Nicolas de Crécy avait dit vouloir prendre ses distances avec la bande dessinée pour se consacrer à d’autres activités. Oui mais voilà…Notre auteur n’avait pas prévu qu’un éditeur japonais lui proposerait (chose rare car les européens sont très peu présents au Japon) une publication en revue ! Une offre que de Crécy n’a pu refuser : le

DYLAN HORROCKS OU LE RETOUR DE LA PLUME MAGIQUE

Après un réjouissant roman graphique (« Hicksville ») sorti chez l’Association au début des années 2000, Dylan Horrocks avait disparu des écrans radars. A tel point que l’on se demandait ce qui avait bien pu lui arriver. Jusqu’à ce que Casterman n’annonce son retour fin 2014, et ce en grandes pompes, avec, coup sur coup, la sortie

HICKSVILLE et AT WORK (Horrocks)

Avec son premier roman graphique (que Casterman réédite ici), Horrocks nous parlait des coulisses de la bd et des dessous peu reluisants de l’industrie du comics américain. Le personnage principal, journaliste au magazine Comics World, fait en effet le déplacement jusqu’en Nouvelle-Zélande (tiens tiens…), à Hicksville pour être tout à fait précis, pour y rencontrer

MOI, RENE TARDI 2. Mon retour en France (Tardi)

Tardi poursuit son nouveau grand projet : adapter les carnets de guerre de son père (auquel l’auteur avait tout de même demandé d’y ajouter quelques précisions et éclaircissements avant sa mort) écrits en pleine seconde guerre mondiale. Après la violence et la sauvagerie de ses années passées en captivité (4 ans et 8 mois pour

LA COULEUR DE L’AIR (Bilal)

Esther Roblès et Anders Mikkeli ont réussi à prendre un Zeppelin au vol alors qu’il longeait la côte, en perdition, et que le sol se dérobait sous leurs pieds. Ils y ont rejoint 2 gamines, Louisa et Louissa, orphelines de naissance, un membre de la sécurité prénommé Zibbar et le pilote. C’était quelques jours auparavant

C’ETAIT LA GUERRE DES TRANCHEES (Tardi)

En cette année de centenaire du début de la guerre 14-18, on a déjà eu, et on va encore, avoir droit à nombre de documentaires, hors séries et publications sur la der des ders. La bd n’y échappera pas non plus. Difficile, du coup, de reprocher à Casterman de rééditer « C’était la guerre des tranchées ».

ROUGE COMME LA NEIGE (De Metter)

Une mère est capable de tout pour ses enfants, dit-on. C’est le cas de Madame Kinley dont la vie s’est arrêtée lorsque sa fille Abby a mystérieusement disparu tandis qu’elle jouait dehors. Alors elle qui a perdu son mari 6 ans plus tôt à la bataille de Wounded Knee en 1890 n’hésite pas une seconde

NI DIEU NI MAITRE (Le Roy/Locatelli Kournwsky)

Maximilien Le Roy continue, pour notre plus grand intérêt, de passer en revue les grandes figures socialistes ou les actes de résistance qui ont marqué le mouvement libertaire. Après les républicains espagnols dans « Espana la vida » ou Thoreau dans « La vie sublime », il rend cette fois hommage à Auguste Blanqui, à qui l’on doit notamment

LE SILENCE DE LOUNES (Baru/Place)

Nouredine a toujours eu la colère inscrite dans les gènes. Depuis qu’enfant d’immigré algérien, on le traitait de bicot à l’école ou qu’ensuite, au boulot, sur les chantiers navals son chef lui mettait du lard dans sa gamelle…En fait, cette impression d’être toujours le bougnoule de service ne l’a jamais véritablement quitté! Et si son

L’HOMME QUI ASSASSINAIT SA VIE (Vautrin par Moynot)

François-Frédéric Frey a passé 3 ans en prison pour abus de biens sociaux et fausses factures, le tout pour le compte de son ex-beau-père, député qui briguait la présidence de région et qui s’en est, bien sûr, sorti sans une égratignure…Le même ex-beau-père pour qui sa femme l’a plaqué alors qu’il était sous les verrous…Alors,

RIMBAUD L’INDESIRABLE (Coste)

Visiblement, Xavier Coste porte un intérêt tout particulier aux artistes maudits. Après avoir mis un coup de projecteur sur la vie du peintre autrichien Egon Schiele (« Egon Schiele, vivre et mourir », déjà chez Casterman), il revient avec une biographie d’Arthur Rimbaud. Son sous-titre, « l’indésirable », rappelle d’emblée ce qu’a été la vie du jeune poète : une

JERUSALEM, PORTRAIT DE FAMILLE (Yakin/Bertozzi)

Avril 1945. La Palestine est alors sous mandat britannique depuis 1920 et une décision de la Société des Nations qui chargeait l’Angleterre et la France d’administrer les anciens territoires appartenant à l’empire ottoman (qui venait de perdre la première guerre mondiale) jusqu’à ce qu’ils soient en mesure de se gouverner eux-mêmes. A la France revenaient

CANICULE (Vautrin/Baru)

Prenez une ferme paumée de la Beauce habitée par des péquenots dégénérés –la fille, à moitié débile, saute sur le premier homme qui passe ; le père, alcoolique et violent, se masturbe au camping du coin en matant les filles dans les caravanes ; la mère, fatiguée d’avoir à supporter tout cela ne rêve que d’une chose :