PAPIER TIGRE the screw

Après deux albums magnifiques qui placèrent directement le trio nantais dans le haut du panier français, voici donc The Screw, troisième enregistrement studio de Papier Tigre. The Screw, traduisez littéralement « la vis », ou « la baise » en argot. Le ton est donné. Forts de leur expérience passée et de l’aventure Colonie de Vacances (projet quadriphonique réunissant

POUTRE / GENTLE VEINCUT split

Voilà une excellente idée : réunir deux groupes aussi discrets que talentueux, l’un français, l’autre allemand, sur un même split — et enveloppé le tout dans une jolie sérigraphie. Le genre de disque qu’on est heureux de poser sur la platine. On commence avec nos chouchoux de Poutre dont je suis heureux d’avoir des nouvelles,

THE CONFORMISTS divorce

6 ans après « None Hundred » – le quatuor de St Louis prend son temps – The Conformists nous gratifient donc d’un nouvel album, ou mini-album, puisque nous n’avons le droit qu’à 6 morceaux. « Divorce » vient enfoncer un peu plus le clou sur lequel frappe le groupe depuis 2004. Un rock toujours aussi répétitif, complexe, étrange,

TRAAMS Modern Dancing

Le voilà le fautif ! Celui qui a semé la zizanie ces dernières semaines parmi les albums à chroniquer et a fait souffler un véritable vent de panique autour de mon lecteur : Modern Dancing ! Le second LP des britanniques de Traams ne voulait tout bonnement plus quitter le tiroir de ma platine… J’entends encore le nouveau

PRIMAVERA 2014

 Le festival Primavera de Barcelone est l’un des plus grands événements Indierock du continent depuis bientôt 15 ans et je n’aurai jamais cru pouvoir y aller. Mais voilà, à 3 heures de train de chez moi, je ne pouvais pas rater ça. 4 jours de musique, de soleil et de marche qui resteront longtemps gravés

BLACKLISTERS blklstrs

Vinyle rouge sang, riffs agressifs, gueulante malsaine, arpèges pervers, basse bulldozer… les anglais de Blacklisters ont certes repris beaucoup de leur savoir-faire chez Jesus Lizard, ils n’en sont pas moins d’une efficacité impressionnante. Leur noise rock ne se pose pas la question de l’originalité, mais le groupe possède une telle agressivité, un tel malêtre contagieux,

THE MARTHA’S VINEYARD FERRIES Mass. Grave

Qu’il semble faire bon vivre sur l’île de Martha’s Vineyard. Tellement bon vivre que depuis quelques années, un trio étonnant y sévit dans la plus grand discrétion. On y retrouve pourtant un membre de Shellac (Bob Weston) et un de Come/Codeine (Chris Brocaw) réunis autour d’un inconnu du cru (Elisha Wiesner). Mais le nom difficile

JOE 4 Njegov Sin

Après un EP remarqué, Joe4 revient donc avec un album toujours aussi dense et brutal. Les croates n’ont pas assagi le discours. Leur son est rude comme un hiver à Zagreb, sans fioritures, laissant toute la place à la rage de leur morceau. Joe4 continue de s’époumoner, en anglais ou dans leur langue natale, sur

CHOOCHOOSHOESHOOT playland

Après un premier album remarqué (« Choose your own romance »), nous étions en droit de savoir si le groupe confirmerait l’attaque sur son deuxième album. En droit aussi de savoir si le changement de chanteuse allait affecter la musique des nantais. Mais si le groupe a eu parfois du mal à convaincre sur scène, il lève

DIANE AND THE SHELL Bara Bolero

Dans la famille math-rock italien, je demande le petit neveu Diane And The Shell. Un héritier qui reprend à son compte les passages obligés du genre : rythmiques complexes, guitares angulaires, changements de tempos impromptus et autres riffs hypnotiques certes mais en y ajoutant une bonne dose de folie et de fraîcheur. Du coup, les

BIG’N spare the horses

Puisque l’époque ne nous propose pas grand chose à nous mettre sous la dent, c’est avec une joie non feinte que j’accueille cette reformation de Big’N, ainsi que les quatre nouveaux titres enregistrés pour l’occasion. Voilà plus de 15 ans que le quatuor n’avait rien sorti, et, sans demander son reste, le groupe nous livre

SHIPPING NEWS One Less Heartless to Fear

Le voilà donc, le fameux album qui lie le trio américain à Africantape et Ruminance. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que depuis « Flies the Fields » (dont deux titres sont présents ici en version live), le groupe semble avoir abandonné son ton léthargique et ses ambiances post-rock. Il faut rappeler que leur dernier passage