CONQUETES 6. Adonaï (Jarry + Istin/Benoit)

BD. Visiblement, Conquêtes a bien marché. En effet, prévue initialement en 5 tomes, la série joue les prolongations et va finalement proposer 5 nouveaux épisodes. Le concept de départ (les humains, divisés en groupes ethniques, ont dû quitter la Terre et sillonnent l’espace à la recherche de nouvelles planètes habitables), très souple, le permettant facilement aussi. Dans ce nouvel épisode, ce sont donc les russes qui doivent dénicher un nouvel habitat. Et, a priori, ils l’on trouvé avec Adonaï. Car la planète est riche en oxygène et a de l’eau et du soleil en abondance. Du coup, la moitié de la diaspora russe, soit 1 million de personnes quand même, s’y est déjà installée. L’autre moitié restant en orbite dans leurs vaisseaux. Attendant peut-être que les militaires neutralisent les « caméléons », le surnom donné aux autochtones qui sont entrés en résistance contre les colonisateurs russes. A moins qu’il y ait autre chose…

Climat équatorial, jungle dense dans laquelle les résistants se cachent pour mener leur guérilla contre l’envahisseur: ça ne vous rappelle rien? Mais oui, c’est ça: avec Adonaï, Istin et Jarry nous proposent une sorte de nouveau Vietnam futuriste dans lequel ce sont cette fois les russes qui se font piéger…Le clin d’œil est amusant et lance parfaitement cet épisode rythmé et bourré d’action. Mais les scénaristes ne s’arrêtent pas en si bon chemin et réservent d’autres surprises au lecteur par la suite. Car l’escouade de 8 soldats, constituée par le lieutenant Orlov et chargée de « nettoyer un point chaud », va découvrir, en tombant par hasard sur la commissaire scientifique Andreï qui a des soldats rouges des commissaires du parti aux trousses, que leurs dirigeants ne leur ont pas tout dit sur leur présence sur Adonaï et qu’ils préparent, en toute discrétion, le projet Vorana…

Scénario solide, qui n’oublie pas d’être critique (envers l’élite communiste, toujours aussi prompte à manipuler…), dessin impeccable, narration rythmée: certes Adonaï ne révolutionnera pas le space opera (ce n’est d’ailleurs pas son objectif…) mais cet épisode nous offre clairement ce que l’on vient chercher avec cette série: un bon moment de divertissement.

(Série d’épisodes autonomes, 60 pages – Soleil)

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