LE DERNIER ATLAS Tome 3 (Vehlmann et de Bonneval/Tanquerelle et Blanchard)

BD. Le Sand, le dernier robot Atlas de son genre et son équipage ont réussi leur coup : l’UMO a, semble-t-il, bel et bien disparu ! Mais, salement endommagé pendant le combat, le Sand a rejoint les chantiers de Saint-Nazaire pour y être remis sur pied et même être amélioré avec des logiciels informatiques dernier cri. Car le gouvernement Fillon a une nouvelle mission pour lui : se rendre à Tricastin pour finir d’éteindre le réacteur en fusion qui menace d’exploser suite à l’incident survenu à la centrale. Quant à Tayeb, il n’a pas eu d’autre choix que de bosser de nouveau pour « Dieu le père » qui détient son papa…Mais rapidement Meriem et d’autres personnes qui ont été en contact avec l’ UMO sentent de nouveau sa présence, en France cette fois ! Non loin de Tricastin justement. Tayeb et l’équipage du Sand risquent bien de devoir se réunir de nouveau…

Une chose est claire : cette trilogie d’un genre nouveau nous aura tenus en haleine jusqu’au bout, menée de main de maître par le duo Vehlmann et de Bonneval. Mêlant science-fiction, polar, récit pré-apocalyptique, aventure et géopolitique, Le Dernier Atlas utilise parfaitement le mystère (d’où vient-elle ? Par qui est-elle envoyée ? Dans quel but ?) entourant l’UMO, cette entité surnaturelle soudainement sortie de Terre, pour nous faire prendre conscience de nos faiblesses et des dangers que l’on fait courir à l’Humanité et à la Terre entière en « jouant », notamment, avec le nucléaire. Car si dans le récit les auteurs critiquent clairement la France et ses élites avec leurs petits calculs populistes électoralistes dangereux et pointent du doigt le fait que notre pays n’est pas toujours à la hauteur des idées des lumières qu’il a pourtant vu naître, le message principal de Le Dernier Atlas s’adresse avant tout à l’Homme avec un grand H, « forme complexe d’intelligence » qui a réussi à survivre pendant des millions d’années mais semble tout faire pour s’autodétruire depuis un siècle…Un avertissement que les scénaristes font passer tout en divertissant. La classe ! Un tome 3 toujours aussi bien dessiné par Tanquerelle qui clôt donc de fort belle façon ce récit marquant !

(Trilogie, 256 pages pour ce tome 3 – Dupuis)

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