NIGHTSHIFT Zöe

ALBUM. Visiblement, le premier album de Nightshift, sorti sur cassette, a eu son petit effet car le groupe (dont les membres ne sont pas non plus des débutants puisque ils font partie d’autres formations de la scène indé de Glasgow, comme Spinning Coin, 2 Ply ou Robert Sotelo) sort ce second opus sur Trouble in Mind. Un album typiquement Covid car réalisé pendant le confinement, les différents membres ayant composé leurs parties à la maison avant de les échanger avec le reste du groupe via des fichiers informatiques. Une méthode que certains groupes ne pourraient probablement pas adopter mais qui semble bien fonctionner pour Nightshift à en juger par la qualité de ces 10 titres. Des morceaux au tempo souvent tranquille, à la rythmique répétitive dont le but est avant tout de proposer un cadre pour que les lignes de guitare de David Campbell ou de Georgia Harris, la clarinette (souvent présente, parfois en mode free, comme sur Spray Paint The Bridge ou Power Cut, assez psychédélique -il dure plus de 7 minutes d’ailleurs- du coup) ou le chant (qu’ Harris et Eothen Stern se partagent) puissent aller et venir librement au gré de leurs humeurs. Souvent mélancoliques d’ailleurs sur Zöe.

Une indie-pop-rock influencée par la No wave (cela se sent dans ces structures assez imprévisibles et expérimentales et ce goût pour la dissonance qui ressort parfois, comme sur Spray Paint the Bridge qui accélère un peu le tempo ou sur le chant de Romantic Mud) et le krautrock qui nous plaît bien même si la deuxième partie de l’album est un peu plus faible.

(Trouble in Mind/Modulor)

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