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BASIC SHAPES  Low energy

ALBUM. Pour tous ceux qui regardent l’Australie en leur enviant leur prolifique scène punk et post-punk actuelle, le gang parisien (Montreuil pour être plus exact) Basic Shapes fait partie des plus grands remèdes pour entendre ce genre de musique par chez nous. Les précurseurs Eddy Current Suppression Ring sont morts, vive Basic Shapes.

Après un premier 8 titres qui nous avait déjà fait forte impression, ce premier véritable album, étrangement nommé « Low Energy », continue sur la même lancée, avec cette énergie toujours aussi débridée, et ce chant bien reconnaissable. On jurerait à nouveau entendre des australiens du 93 : cette alternance de chants parlés et de refrains chantés/criés, ces petites ritournelles qui viennent clore les boucles de guitares (« Won’t change a thing », « Human Matter »), ce basse batterie métronomiques qui soutient l’ensemble sans sourciller, ce fond punk rock et cette énergie garage, bref, voilà des gars qui ont parfaitement absorbés la démarche d’Eddy Current et consorts pour en faire leur propre machine à claques.

Si ils me disent avoir voulu ce disque « plus pop » que le précédent, j’ai du mal à l’entendre… sauf s’ils veulent dire par là que, sur certains titres, le rythme ralentit, et que les parties catchy sont plus présentes, comme sur l’excellent « Future Unwritten ». Alors, en effet le passage est réussi et définitivement validé. Mais ne croyez pas que ces quatre garçons dans le vent ont lâché leur envie d’aller au combat. « Split » fonce droit devant avec l’énergie d’un condamné. Tout comme « Violent times » ou « Addixeled » qui rivalisent avec Stiff Richards. Rien à perdre, et l’humour comme arme fatale. Le synthé au début de « A quiet life », le titre qui ouvre le disque, pourrait même les rapprocher de Frustration et nous rappeler qu’ils mériteraient sans aucun souci leur place chez Born Bad records.

Bref, avec ce deuxième album (évidemment masterisé par Mickey Young), Basic Shapes ouvre tous ses chakras et confirme tout le bien que nous pensions de lui.

(13 titres / Teenage Hate – Polaks ris – Crapoulet – Musique d’Apéritif – Forbidden Place)

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