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CADRES NOIRS 2. Pendant (Bertho et Liotti, d’après le roman de Lemaitre)

BD. La session de recrutement d’un cadre pour piloter le plan social de l’usine de Sacqueville (avec 823 licenciements à la clé…) sous forme d’un jeu de rôles a mal tourné : le faux kidnapping orchestré par Exxyal et son PDG Dorfman pour tester la capacité de réaction des postulants s’est transformé en vraie prise d’otages. Quand Alain Delambre (qui cherchait un poste depuis plus de 4 ans et s’était beaucoup investi dans cette “dernière chance” au péril de son équilibre familial) a compris que tout cela n’était qu’une mascarade et que le poste était déjà promis à Rivet, celui-ci a en effet pété les plombs et a voulu faire avouer la vérité à Dorfman en le menaçant d’un pistolet. Le même Dorfman qui apprenait par ses conseillers financiers, quelques jours plus tard, alors que Delambre avait été mis en prison, que 13 millions de dollars avaient été virés d’un compte offshore “secret” de la société vers un compte inconnu au Luxembourg…

Si le tome 1 de cette série était très prometteur, que dire de sa suite, à part qu’elle excelle en tous points ? Les différentes pièces du puzzle narratif se mettent en effet en place avec une impressionnante précision et on commence à y voir plus clair dans le plan de Delambre. Une intrigue que Bertho mène toujours de main de maître, continuant d’alterner, avec brio, présent et passé, scènes en prison et, dans ce tome 2, séances au tribunal où le procès de Delambre a débuté. Sous les meilleurs auspices car Exxyal a décidé de retirer sa plainte, après avoir trouvé un terrain d’entente avec Delambre…Mais celui-ci n’est pas encore sorti d’affaire. Et quand ce sera le cas, il faudra recoller les morceaux avec sa femme Nicole et ses deux filles qui ont du mal à comprendre son comportement bizarre…

Un thriller économique particulièrement inspiré. Son scénario haletant et très critique envers les multinationales (décrit ici comme un monde bien pourri…), capables de tout (sessions de recrutement humiliantes, exploitation de son personnel, plans sociaux sévères alors que l’usine tourne bien…) pour contenter leurs actionnaires, est parfaitement mis en images par Liotti, dans un style réaliste à la fois agréable, dynamique et incarné. Une trilogie à ne pas manquer !

(Série en 3 épisodes de 74 pages – Rue de Sèvres)

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