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CAUCHEMARS EX MACHINA (Smolderen/Gonzalez)

BD. Paris, septembre 1991.Corneille Richelin, un auteur de romans mystères, est retrouvé mort, une hache fichée dans le crâne, dans son bureau dont les seules issues sont la porte, qui était fermée à clé de l’intérieur, et une fenêtre, protégée par des barreaux. Un meurtre mystérieux qui trouve sa source plus de 50 ans auparavant quand notre homme travaillait à la réalisation d’un film avec l’appui du baron Von Richtenback, proche du régime nazi et que 2 autres romanciers, Margery Allingham et Ernst Bornemann, tentaient de le manipuler grâce à sa femme Fanny, qui avait accès au carnet dans lequel il notait ses rêves (pour les utiliser dans son scénario ou ses romans), pour le compte des services secrets britanniques qui espéraient ainsi atteindre l’oncle de Von Richtenback qui travaillait sur le projet de bombe atomique nazie…

Résumer un scénario de Smolderen en quelques lignes tient de la gageure tant notre homme propose des intrigues recherchées et originales ! Cette fois, avec Cauchemars ex Machina il a décidé de rendre hommage aux auteurs de romans mystères du milieu du XXe siècle comme Allingham, Bornemann, Richelin mais aussi Simenon (à qui l’on doit Maigret) ou Fleming (l’auteur des James Bond). En leur donnant un rôle dans son scénario et en imaginant une intrigue influencée par leurs récits. Avec ce meurtre mystérieux qui ouvre Cauchemars ex Machina, cette ambiance d’espionnage qui sous-tend continuellement le récit et la manipulation (Allingham et Bornemann deviennent des Deux ex machina, d’où le titre, puisqu’à un moment ils scénarisent la vie de Richelin en manipulant son carnet de rêves…) qui y est à l’œuvre. Sur fond de guerre et de course à la bombe atomique.

Un scénario singulier, très littéraire, à la mécanique parfaitement huilée mais qui est cependant assez exigeant avec le lecteur. Côté graphique, Gonzalez propose un dessin plus posé que d’habitude, avec un trait épuré et léger rehaussé de couleurs sombres qui renforce le côté flou de la frontière entre fiction et réalité voulu par Smolderen. Un grand plaisir de lecture en perspective pour les amateurs de romans mystères aux intrigues raffinées !

(Récit complet, 128 pages – Dargaud)

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