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CHRONOSQUAD 6. Chapeaux melons et hordes de Huns (Albertini/Panaccione)

BD. 16 morts, 27 touristes portés disparus, 1 agent du Chronosquad blessé : la session de formation managériale organisée dans la Constantinople de l’an 451 par Gold Time Tour est une catastrophe absolue. Et comme si cela ne suffisait pas, Gold Time Tour est une société déchronolocalisée : elle a son siège dans le Londres de 1931 pour pouvoir échapper aux règlements sur les voyages temporels… Korais va donc devoir aller là-bas pour tenter de discuter avec ses dirigeants. Bloch, qui a vieilli de 40 ans depuis son retour de sa précédente mission, se propose de partir avec une équipe réduite, avec Penn et un nain, pour rencontrer Attila : il a un plan pour l’obliger à libérer les otages…De leur côté, Héra et Beylogu se trouvent au Japon, en 1792, ils tentent de mettre la pression sur une jeune manager engagée récemment par New World pour qu’elle leur transmette des informations sur le fonctionnement de cette entreprise qui propose aux gens fortunés de prendre un nouveau départ dans un monde ancien en dépit des conséquence inévitables que cela peut avoir sur les lignes temporelles…

On espérait bien, sans en être sûr, qu’Albertini saurait convaincre Panaccione (notre homme reçoit nombre de propositions et est bien occupé…) de dessiner une nouvelle aventure de Chronosquad, série enthousiasmante. Notre vœu est exaucé avec ce tome 6, premier épisode d’un diptyque (à moins que ce ne soit un triptyque…). Si Chapeaux melon et hordes de Huns est toujours construit autour des voyages temporels, Albertini a ajouté une petite nouveauté à son scénario, histoire d’apporter un peu de fraicheur à la série et de relancer l’intérêt du lecteur : en plus des touristes à qui l’on vend toujours des voyages temporels, une entreprise, New World, propose désormais aux riches de quitter leur présent anxiogène (en proie au réchauffement climatique, à la pollution et aux pandémies – les gens doivent même porter un masque…) pour refaire leur vie dans un monde ancien de leur choix, bien plus tranquille et où l’air est pur…Et des entreprises ont aussi saisi l’opportunité des voyages dans le temps pour délocaliser leur siège dans le passé afin d’éviter les règlements du présent. Bref, beaucoup de travail en perspective pour les Chronosquads alors que Bloch et Beylogu découvrent les affres de la vieillesse : douleurs multiples au réveil, soucis de prostate, par exemple…

Une histoire toujours aussi agréable et drôle dont la réussite doit beaucoup, également, au dessin spontané et très vivant de Panaccione. Vivement la suite !

(Série, 160 pages pour ce tome 6 – Delcourt)

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