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CONVOI (Kevan Stevens/Jef)

BD. Futur, dans une France post-apocalyptique. La société Peninsula et son boss se sont octroyés le monopole de la fabrication et de la distribution des médicaments. Ils ont engagé Alex, une jeune femme qui n’a pas froid aux yeux, pour prendre la tête du convoi qui doit rejoindre Marseille pour y livrer 15 tonnes de matériel médical. Alex a constitué une équipe de choc pour éviter tous les dangers et autres traquenards, notamment tendus par les fidèles de l’armée du seigneur et arriver à bon port à bord de camions customisés et augmentés de petits joujoux. Pas sûr cependant que cela suffise…

Catastrophes nucléaires ; néo-féministes vindicatifs ; animalistes qui ont fait légaliser le mariage entre les espèces ; vegans ultras qui assassinent les agriculteurs ; guerre civile ; catholiques expulsés des villes ; notion de genre qui a explosé (à tel point que les hétéros sont devenus une espèce en voie de disparition) et…les frères Bogdanov : Kevan Stevens et Jef nous ont concocté là un récit dystopique bien délirant (on trouve aussi des personnages dénommés Khaaris et Booba ainsi qu’un pingouin philosophe qui fume…), sorte de mélange assez barré de Le salaire de la peur (pour les Millenials, c’est un film de 1953 avec Yves Montand) et Mad Max. Dopé aux amphétamines (ça bastonne, explose et canarde de partout !), bourré de clins d’œil (à Terminator quand un personnage lance un “hasta la vista, baby”, au “moule à gaufres” du capitaine Haddock mais aussi à Astérix, Dragon Ball Z et j’en oublie beaucoup), Convoi tire sur à peu près tout ce qui bouge et est potentiellement dangereux , à commencer par la religion (avec cette armée du seigneur menée par un gourou manipulateur -oui, je sais, c’est un euphémisme- l’ex d’Alex), les réseaux sociaux et les intolérants de tous poils. Du très bon divertissement, bien rock’n roll, porté par des dialogues souvent drôles qui fusent (“T’as appris la tendresse avec des talibans ou quoi” ou encore “Je ne l’ai jamais aimé de toutes façons avec sa tête de chanteur à textes”) et le dessin tous terrains de Jef qui fait penser à Baru.

(Récit complet, 132 pages – Soleil)

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CONVOI (Kevan Stevens/Jef) – Positive Rage