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GO WEST YOUNG MAN (Oger/collectif)

BD. Bercé par les westerns pendant sa jeunesse, Tiburce Oger a, du coup, toujours été passionné par ce genre. Et depuis longtemps il avait un rêve en tête : partager cette passion à travers une histoire qu’il écrirait pour les dessinateurs qu’il admire et qui se sont illustrés dans ce genre. Il a fini par l’exaucer, ce rêve, avec Go West Young Man, pour lequel il a réuni la fine fleur des dessinateurs : Marini, qui livre la magnifique couverture, Blanc Dumont, Boucq, Hérenguel, Prugne, bien sûr ou encore Meynet, Taduc, Meyer, Rouge et Rossi…17 dessinateurs pour lesquels il a écrit des histoires courtes qui, mises à bout à bout, constituent un récit complet grâce à un petit subterfuge scénaristique : une montre à gousset qui va passer de main en main et va raconter, à travers les vies de ses différents possesseurs, la conquête de l’ouest, de 1763 et le début de l’extermination des Amérindiens jusqu’à 1938 et la grande dépression. Un procédé qui permet au scénariste de livrer une vraie histoire mais aussi d’évoquer les personnages emblématiques du western : le cow-boy, le trappeur, l’indien, le confédéré, le voleur de bétail, la prostituée, le vendeur ambulant, le shérif, le chercheur d’or, le mexicain, l’heureux possesseur d’un puit de pétrole ou le braqueur de diligence, avec quelques guest stars VIP comme Wild Bill Hicock, Geronimo ou Poncho Villa. Et avec eux les épisodes importants de l’Histoire américaine. Avec une constante : la violence et le sang sur lesquels se sont écrits ces pages…Bien sûr, suivant la sensibilité de chacun on préfèrera telle histoire (notre préférée est Deux paroles, signée Prugne, qui met bien en exergue la fourberie des blancs dans leur volonté de se débarrasser des Amérindiens…) ou tel dessin (notre coup de cœur, difficile à décerner avec tant de talents graphiques réunis…, va tout de même au travail de Bertail, un trait particulièrement fin et précis à la plume rehaussé de lavis – superbe !) mais Go West Young Man procure surtout un vrai plaisir de bande dessinée. Merci Tiburce Oger !

(Récit complet, 112 pages – Grand Angle)

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