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GONE WITH THE WIND Première partie (Alary, d’après M. Mitchell)

BD. Les fans de Pierre Alary vont sans doute être surpris de voir que l’auteur se lance dans l’adaptation du roman de Margaret Mitchell Gone With The Wind, Autant en emporte le vent en français, probablement influencés par les souvenirs ou aprioris qu’ils ont du film adapté de ce roman en 1950 par Victor Fleming. Gone With The Wind est bien sûr une histoire d’amour avant tout. Celle de Scarlett, fille de Gerald O’hara, un riche propriétaire irlandais du sud des Etats-Unis du XIXe siècle, avec Ashley Wilkes qui est aussi amoureux d‘elle mais doit épouser Melanie car dans leur clan on ne se marie qu’entre cousins…Mais c’est aussi une formidable reconstitution de la société du sud des Etats-Unis de cette époque : les convenances qu’il faut respecter, surtout si on est une femme (“La vie d’Ellen n’était pas facile ni vraiment heureuse, mais c’était le lot des femmes”) et contre lesquelles Scarlett tente de se battre ; l’économie, basée sur l’exploitation des esclaves noirs ; la défiance envers les états du nord et la guerre civile qui allait opposer, bientôt, les Yankees aux confédérés et briser nombre de vies.

Un récit dont Alary s’est emparé avec beaucoup d’envie et de respect, mettant en avant, comme le fait Mitchell dans le roman originel, la condition des femmes à l’époque ou les souffrances occasionnées par la guerre et qu’il met en images avec une belle réussite, campant, d’un trait sûr et expressif, des personnages plus vrais que nature. Sa Scarlett, fort caractère et courageuse et son Rhett Butler, arrogant mais plus complexe qu’il n’y paraît de prime abord, notamment, sont parfaits.

Une adaptation pour l’instant (il y aura au moins un second tome) réussie qui nous permet de (re)découvrir ce classique de la littérature américaine.

(Série en 2 parties, 146 pages pour ce tome 1 – Rue de Sèvres)

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