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LA PERFECTION DU CERCLE (Liu Cixin/Besse)

BD. Envoyé par le roi de Yan pour tuer le monarque du royaume voisin, Jing Ke, un savant dont les connaissances et la sagesse sont reconnus de tous, s’arrange pour que Ying Zheng échappe à cet attentat. Son but : lui proposer, à lui qui se dit l’élu du Ciel, de l’aider dans ses recherches pour mettre à jour le secret de la perfection du cercle, ce qui devrait ensuite lui donner accès aux secrets du Ciel et peut-être à l’immortalité. N’écoutant que son ambition, Ying Zheng accepte et met à sa disposition toute son armée, trois millions d’hommes, pour qu’il puisse mettre en place la plus formidable capacité de calcul qui aie jamais existé…

En cette rentrée littéraire, Delcourt ne pouvait pas ne pas sortir un nouveau tome de Les Futurs de Liu Cixin. Mais pour la première fois, cette adaptation (ici de la nouvelle La Perfection du cercle de l’auteur chinois) déçoit un peu. Pourtant, le travail graphique de Xavier Besse, un trait, très juste, rehaussé de peintures, reconstitue avec beaucoup d’inspiration cette Chine du 3ème siècle avant Jésus Christ. Vêtements et architecture sont en effet particulièrement convaincants. Les visages sont par ailleurs bien expressifs et l’auteur fait preuve de belles idées graphiques, notamment quand il fait ressembler cette immense armée de soldats à un circuit imprimé…Non, c’est plutôt l’histoire en elle-même qui peine à enthousiasmer. Le récit, imaginaire bien sûr, de l’invention du principe de l‘ordinateur (chaque soldat se voit doter d’un drapeau noir symbolisant le “0” et d’un drapeau blanc symbolisant le “1”) par le savant Jing Ke durant l’Antiquité avait pourtant de quoi aiguiser la curiosité mais ne tient finalement pas vraiment en haleine. Parce que la narration de Besse manque d’inventivité ? Si l’on ne connaît pas le texte originel, on pense plutôt que c’est davantage la nouvelle (malgré les efforts de Besse, il reste compliqué de rendre les mathématiques et l’abstraction très “visuels”) qui se prêtait difficilement à une adaptation en une BD de 72 pages. Reste le portrait, réussi, de ce monarque dévoré par son ambition et ce message, toujours autant d’actualité, de Liu Cixin : les ténèbres guettent quand l’orgueil l’emporte sur la raison…

(Récit complet, 74 pages – Delcourt)

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LA PERFECTION DU CERCLE (Liu Cixin/Besse) – Positive Rage