Skip to content Skip to footer

L’ERE DES ANGES (Runberg/Ma Yi)

BD. Après de brillantes études en biochimie, Ismaël Ita a rejoint Biofuture, une entreprise américaine spécialisée en biogénétique. Rapidement, Ita devient responsable de la recherche dans la compagnie. Et il fait des merveilles, parvenant à mettre au point un langage informatique de programmation génétique pour créer du vivant. Il se rapprochait peu à peu de son objectif : apporter des solutions à l’Humanité en termes d’alimentation pour qu’aucun peuple ne connaisse plus ce que lui et les siens ont connu en Xambie quand il était jeune. Une nouvelle guerre civile dans son pays va l’obliger à quitter Biofuture pour rentrer en Xambie y poursuivre et accélérer ses recherches…

Brouillage intégral, notamment, avait déjà égratigné les américains et leurs visées impérialistes mais c’est la première fois, depuis le début de la série, que l’une des nouvelles de Liu Cixin (qui est chinois, rappelons-le…) se montre aussi ouvertement critique et remontée contre les Etats-Unis et leurs alliés de l’Otan. Car si L’Ere des anges souligne de nouveau (ce thème avait déjà été abordé dans Nourrir l’humanité, adapté par Runberg, déjà… et Montllo) l’incapacité de la planète à assurer l’accès à l’alimentation pour tous les peuples, le récit entend surtout pointer du doigt les responsables de cette situation : les américains qui veulent protéger les intérêts de leurs grands groupes économiques tout en faisant en sorte de s’accaparer les nouvelles découvertes, en matière de génétique par exemple. Et qui, pour cela, sont capables de tout, y compris de mener une opération militaire en Xambie car l’un de ses chercheurs, Ismaël Ita, semble être parvenu, en modifiant le génome humain, à résoudre les problèmes de famine de son peuple…

Un récit particulièrement critique, à raison, envers les pays occidentaux, qui soulève la question de la modification du génome du vivant pour mieux pointer du doigt leur ingérence, répétée ces dernières décennies, dans la politique des pays africains pour pouvoir faire main basse sur leurs richesses que le chinois Ma Yi met en images de façon idoine. Son travail graphique qui mêle trait traditionnel et mise en couleur informatique est une vraie réussite, parvenant à mettre en scène les combats avec efficacité tout en révélant ce que les personnages ont en eux, comme l’hypocrisie et l’ignominie des américains. Un épisode des plus réussi, à coup sûr l’un des meilleurs de la série !

(Récit complet, 82 pages – Les Futurs de Liu Cixin/Delcourt)

Leave a comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.