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MORPHEUS (Bécu/Trifogli)

BD. Années 2080. Le L.A.G. semblait une bonne idée : un simple cachet au petit-déjeuner permettait d’accroître de façon impressionnante vos facultés cognitives pour 24 heures. Alors, bien sûr, il a connu un grand succès et la recherche et l’économie ont connu un boom sans précédent grâce à ce produit…jusqu’à ce que les effets secondaires à retardement du LAG n’apparaissent…Des phases de sommeil de 20 heures par jour pour ceux qui en ont pris…L’économie a plongé, entrainant les marchés financiers dans sa chute. Les états sont au bord de l’implosion, les principales capitales ayant déclaré leur indépendance. A Prague, Juliette, une chasseuse, rencontre, au cours d’une mission d’intervention, le professeur Ivanov, qui lui confie avoir trouvé un antidote à l’épidémie de Morpheus. Ensemble, ils vont tenter de rallier Berlin où se trouve l’un des seuls laboratoires n’ayant pas encore été détruit par les Trolls, un mouvement religieux qui voit le Morpheus comme un châtiment divin qu’il faut accepter…

On n’est jamais aussi bien servi que par soi-même : voilà pourquoi Yann Bécu a décidé de se charger lui-même de l’adaptation de son roman Les Bras de Morphée en BD. Un récit de SF, à l’image du dessin réaliste de Trifogli (que l’on avait déjà rencontré sur le très bon Le Sang des immortels), assez classique puisqu’il reprend des thèmes (pandémie mondiale, économie qui s’effondre, mouvement religieux extrémiste, omniprésence des robots…) courants dans le genre mais en fait un cocktail efficace et divertissant. La narration est en effet fluide et alerte, Bécu lançant bien sûr rapidement une Troll avide de vengeance et des soldats aux trousses de Juliette et sa bande (dont font partie sa petite fille et 2 robots) pour pimenter leur escapade, bien soutenu par le découpage dynamique de Trifogli (qui fait ici le job même si certaines expressions faciales sont parfois un peu confuses). Mais ce que l’on a le plus apprécié dans cette adaptation, c’est la façon dont Bécu nous plonge, directement, dans l’histoire, les divers documents (coupures de presse, tract des Trolls, publicité pour le LAG…) proposés en deuxième de couverture faisant office de contexte. Habile et inventif !

Un bon récit, certes pas vraiment révolutionnaire mais bien mené et agréable.

(Récit complet, 112 pages – Les Humanoïdes associés)

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MORPHEUS (Bécu/Trifogli) – Positive Rage