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NASTY S and THE GHOST CHASERS  waiting for the last gasp of my generation

Nasty Samy parcourt le monde du rock underground depuis un paquet d’années. Tu l’as sans aucun doute croisé un moment ou un autre, lors d’un concert d’un de ses nombreux groupes (Seconde Rate, Hawaï Samouraï, Black Zombie Procession, Last Brigade, Teenage Renegade, etc.) ou des artistes qu’il a accompagné (comme Simon Chainsaw). Tendance punk mélo et rock’n’roll débridé au programme.

Aujourd’hui, l’activiste toujours aussi prolifique, a décidé de se faire plaisir, et sans doute faire plaisir à quelques aficionados.

En effet, Samuel sort aujourd’hui un album de reprises, en solitaire. Car malgré le nom de son faux groupe sur la pochette (The Ghost Chasers), c’est bien lui qui s’occupe de tous les instruments… enfin, pas vraiment… Des compagnons de route viennent lui filer un coup de main (lui fait principalement les guitares et les basses, ainsi que les arrangements). C’est par exemple le cas de Yohann Brighenti, qui a joué avec Samy dans Demon Vendetta, qui joue la plupart des batteries. Et c’est aussi le cas des chanteurs et chanteuses (Paul Smith de Dumbell, Patrice Fillol de Nedgeva, Forest Pooky de the Pookies, Francis Altrach de Nothing More, Simon Chainsaw, Anne Durand de Off Models, Fra de Ravi et Burning Heads, etc.), car Samuel ne chante pas. Donc un album solo avec un faux groupe mais pas mal de vrais invités.

Du côté des reprises, le choix est celui de Samy, et un petit livre (format très gros livret) l’explique dans ses moindres détails. L’activiste qui semble aimer écrire autant que jouer de sa guitare y explique ainsi sa démarche dans un texte très autocentré (ce disque n’est-il pas son propre cadeau d’anniversaire après tout), mais plaisant à lire. On peut donc entendre les tubes de groupes comme le Gun Club, Supersuckers, Dramarama, Morrissey, Lemonheads, Hard-Ons, Samhain, Agent Orange, Tumbleweed, Pegboy, Jawbreaker, The House of Love, Dag Nasty, Therapy? Et même Joy Division. Sans doute la discographie parfaite si vous lui demandez.

Pour le résultat, l’exercice de style est parfaitement exécuté au niveau technique. Les 15 reprises sonnent du feu de dieu. Souvent proche des originaux. Les habitués du monsieur ne seront pas surpris. Les arrangements les plus frappants sont une mise aux normes punk mélodiques des morceaux qui ne viennent pas de cet univers (dommage surtout pour le Sex Beat du Gun Club), mais vous savez où vous mettez les pieds. Et si vous voulez passez un peu de temps dans la chambre de ce Nasty Samy, à écouter ses vieux disques en parlant du passé, c’est évidemment un disque que vous devez vous procurer, vous ne serez pas déçus.

(16 titres – Twenty Something)

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