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OMULA ET REMA 1. La Fin d’un monde (Sente/Miguel)

BD. A l’école, Omula a travaillé sur l’Histoire de ses ancêtres et notamment la grande évacuation qui a eu lieu il y a 4 milliards d’années quand la planète d’origine de l’Homme, Ertha, allait être percutée par une énorme météorite et qu’une partie de la population fut choisie pour embarquer à bord de vaisseaux qui les sauvèrent avant de les emmener sur une autre planète vivable. Une planète où, avec le temps, les ressources sont devenues rares et la population trop importante. A son retour à la maison, Omula apprend que ses parents ont été choisis pour une mission d’exploration cruciale : repartir sur Ertha pour voir si la planète est redevenue habitable depuis la catastrophe de la grande évacuation…

Mêler mythologie romaine et science-fiction : voilà qui a rarement été fait en bande dessinée jusque là. Car dans Omula et Rema, Yves Sente revisite bel et bien ici l’histoire, ou plutôt la légende, des deux fondateurs de Rome, Romulus et Remus, qui deviennent ici Omula et Rema, venues d’une autre planète. Omula, petite fille très intelligente, dont on a déjà parlé, qui accompagne ses parents sur Ertha et Rema, son “substitut”, pour ne pas dire son clone, qui a embarqué avec elle sur la fusée pour parer à tout problème de santé qu’elle pourrait rencontrer lors du voyage…Qui ne va, bien entendu, pas se passer comme prévu mais qui verra tout de même les 2 filles arriver sur Ertha, en pleine période, agitée, de la Rome antique. Car le roi Procas vient de mourir et son second fils, Amulius, s’est arrangé pour monter sur le trône à la place de son frère Numitor qui avait pourtant été choisi par son père…Un mélange surprenant mais qui fonctionne très bien, Sente parvenant à lier péplum et SF avec naturel. De plus, l’alternance de scènes se passant sur Ertha et d’autres ayant lieu sur le vaisseau donne beaucoup de rythme au récit, d’autant que le scénario de Sente (faut-il rappeler qu’il a écrit des épisodes de XIII, Blake et Mortimer ou Thorgal?) réserve bon nombre de rebondissements. Et comme, côté crayons, Jorge Miguel (qui s’était déjà frotté à la SF sur le très bon diptyque Les Décastés d’Orion, avec Corbeyran ou encore sur Sapiens Imperium avec Sam Timel) propose une belle partition graphique, avec un trait d’une grande lisibilité tout en étant agréable, on dévore littéralement ce premier tome. Suite et fin avec la deuxième partie dont on espère qu’elle ne tardera pas trop à paraître…

(Récit en deux parties de 86 pages – Rue de Sèvres)

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OMULA ET REMA 1. La Fin d’un monde (Sente/Miguel) – Positive Rage