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PARTIE DE CACHE-CACHE AVEC THE GURU GURU

Le plus dur aura été de se trouver. L’Astrolabe (où le groupe jouait en compagnie de It It Anita, qui, soit dit en passant, m’a fait forte impression sur scène…) se trouve au troisième étage d’un bâtiment, au-dessus de la patinoire d’Orléans, et l’endroit est un vrai labyrinthe…Avec plusieurs entrées et sorties. Si bien que l’on a mis plusieurs minutes et quelques textos (je les attendais devant l’entrée principale, qui était bien sûr close, au troisième étage et Emiel était dehors, du côté du parking) pour se rejoindre. Une entrée en matière plutôt cocasse. On a juste le temps de prendre une bière pour oublier cette mésaventure et on s’installe avec Emiel, le guitariste et Tom, le chanteur, pour parler, notamment, du très bon Make (less) Babies, troisième album assez insaisissable du groupe belge, qui mélange une nouvelle fois les genres (noise, pop, post-hardcore, folk…), même s’il est un tantinet plus posé que ses prédécesseurs…

Pour commencer, pourriez-vous nous raconter comment vous vous êtes rencontrés et comment vous en êtes venus à fonder The Guru Guru ?

Emiel : On s’est rencontrés à l’école, à Hasselt, qui est située dans la province de Limbourg. Il y a une université de pop/rock. On a tous commencé par étudier nos instruments à l’université et à la fin du cursus de 3 ans on a démarré le groupe. Cela fait 11 ou 12 ans de ça.

J’ai fait mon boulot sérieusement ! J’ai fait des recherches pour préparer l’interview…Et j’ai découvert que The Guru Guru était un personnage de jeu vidéo…

Tom : C’est vrai ? On ne savait pas !

Vraiment ? Moi qui voulais vous impressionner, c’est raté.

(rires)

D’où vient votre nom alors ?

T : On aimait juste la façon dont ça sonnait. En fait, c’est notre guitariste, Jan, qui a fondé le groupe et il aimait bien ce nom. Et ça collait bien au projet. A l’époque, c’était assez psychédélique et le nom allait bien avec ça.

E : C’est vrai que le nom est assez psychotique et la musique que l’on faisait l’était aussi.

T : Ca a bien évolué mais on est partis d’un univers inspiré par des visions psychotiques et des fantasmes. On utilisait cette façon de faire de la musique pour réfléchir sur la réalité aussi. On a ensuite évolué pour parvenir à exprimer ce que l’on voulait vraiment.

Bon, maintenant, vous savez qu’il y a un personnage de jeu vidéo qui porte le même nom que le groupe. Je croyais que vous étiez de gros fans de jeux vidéo en fait.

T : Non, on n’est pas des nerds. (rires)

Les bios de vos albums parlent souvent de « troubles de la personnalité limite » à votre sujet. De quoi s’agit-il en fait ?

T : On a tous des combats que l’on mène et certains d’entre nous se battent contre des angoisses, des psychoses. On a tous différents… je ne sais pas comment l’expliquer… Notre fondateur, Jan, a eu des problèmes psychotiques et nos premières chansons traitaient de cela, de ces psychoses. C’est comme cela que l’on a commencé : essayer d’exprimer ce qu’il pouvait vraiment ressentir à l’époque.

Cela ne te concerne pas directement alors, Tom…

T : Non, j’écris les paroles mais je n’écris pas tout le temps au sujet de moi-même. J’essaie de me déplacer dans d’autres personnes, d’écrire de leur point de vue.

Et ton surnom, The Bomb, ça vient d’où ?

E : The Bomb (dans un éclat de rire)

C’est encore ton surnom ?

T : Oui, c’est mon nom de scène. Adriaenssens, mon nom, est un nom flamand et c’est super dur à prononcer pour des français ou au Royaume-Uni et j’ai donc décidé de prendre un nom de scène et Tom The Bomb était déjà un surnom que certains utilisaient pour parler de moi.

E : C’est exactement ça : c’est une vraie bombe !

T : Je sais pas… (rires) En tout cas c’est beaucoup plus simple à prononcer pour tout le monde.

Vous aimez mélanger les genres sur vos albums, y compris, parfois, au sein d’un même morceau.

E : On a tous des backgrounds musicaux différents. Le batteur aime le rap et même le r’n b ; je suis plutôt attiré par des trucs post-punk ; le bassiste est plus dans l’électronique, les musiques de film, les sons. On écrit ensemble et tout le monde peut apporter ce qui lui plaît aux morceaux. Nous avons beaucoup d’influences personnelles et comme chacun apporte ses idées, sa propre passion, cela donne The Guru Guru.

C’est quelque chose qui vient naturellement donc. Ce n’est pas une volonté de surprendre les gens ou de vous surprendre vous-mêmes ?

E : Ça vient comme ça. Ce n’est pas quelque chose de réfléchi. C’est comme cela que cela fonctionne pour nous en tant que groupe.

T : On écrit, on joue, on enregistre ensemble. Ensuite, on écoute le morceau et on peut changer la structure. Ça dépend de comment on se sent. On essaie surtout de s’écouter les uns les autres.

E : On fait aussi confiance aux autres, dans leur expertise de leur instrument. S’ils veulent faire les choses comme ça et qu’ils ont une bonne raison de le faire alors on l’essaiera. Et si ça fonctionne on le garde. Chaque morceau est fait de la même façon : essayer de trouver, comment dit-on cela (NDR : l’interview a été réalisée en anglais)… de faire en sorte que tout le monde au sein du groupe soit heureux du résultat. Et quand c’est le cas, nous avons une nouvelle chanson.

T : On a tous des champs de compétences différents. Par exemple, pour ma part, je n’y connais rien en son. En son de guitare ou en son de batterie. Du coup, quand on enregistre, je ne suis pas autour de la console car je ne suis pas capable d’apporter quelque chose. J’essaie de contribuer différemment du coup. En cuisinant des plats, en préparant des salades de fruits pour tout le monde… (rires)

C’est important aussi !

E : C’est vrai !

T : On essaie tous de contribuer tout en sachant quelles sont nos compétences. Et on se fait confiance quant à ce que chacun sait faire.

Certains groupes, quand ils décident de faire un nouvel album, commencent par parler de la direction qu’ils aimeraient voir l’album prendre. Cela n’est visiblement pas votre cas. Cela s’est de nouveau passé comme cela, de façon très naturelle, pour votre dernier album, Make (less) Babies ?

E : Je pense, oui. A part peut-être pour tes textes, Tom car il y a des choses dont tu avais envie de parler a priori mais sinon la musique elle-même est juste un flux dans lequel on se trouve et on ne sait pas ce qui va en sortir. Quand cela sort, on espère que les gens vont aimer car on veut jouer beaucoup de concerts. C’est ce que l’on préfère, clairement.

T : C’est supposé être une sorte de thérapie. L’écriture doit donc canaliser les sentiments, les frustrations. C’est la seule chose que j’attends vraiment d’un album. D’une certaine façon le processus me guérit. Et on espère que c’est la même chose pour le public.

C’est la même chose pour les autres membres du groupe ou c’est surtout ton sentiment personnel, Tom ?

T : C’est mon sentiment personnel mais on ressent tous les chansons que nous jouons et on sait tous de quoi parlent les chansons. Du coup, je pense que l’on a tous ce sentiment en nous. Je l’espère.

E : Tous les membres ont besoin de The Guru Guru, de jouer au sein du groupe. Cette tournée, c’est les premières dates de cette année. Cela faisait deux mois que l’on n’avait pas fait de concerts et pour moi, mais je sais aussi que c’est le cas pour d’autres membres, c’était comme un trou noir. “Qu’est-ce qui m’arrive en ce moment ? ” Puis la première répète arrive puis le premier concert et là tu te sens mieux, instantanément.

(Tom acquiesce)

Car on peut enfin canaliser nos sentiments. C’est ce dont on avait besoin.

Vous gagnez votre vie avec le groupe ?

T : A peu près…

E : Mais ce n’est pas encore assez pour que ce soit un job à temps complet. D’ailleurs, chacun a gardé un boulot. A mi-temps ou à temps complet, ça dépend. Et chaque week-end et à chaque vacance on part en tournée. Dès qu’on peut, en fait.

L’humour est très présent sur vos albums. Du coup, comment doit-on prendre le titre du dernier album, Make (less) Babies. Doit-on le prendre sérieusement ou est-ce une private joke ?

T : Les premières paroles de l’album sont nées de ma frustration alors que je promenais mes chiens… J’étais en train de ramasser leur merde avec mon sac biodégradable et le parc était rempli de sacs en plastique remplis de merdes de chien. “Make (less) Babies, use different plastic” : c’est comme ça que l’idée est venue. Quand je ressens de la frustration, je suis souvent sarcastique et c’est ce qui s’est passé à ce moment-là. C’est aussi pour ça que l’on a mis “less” entre parenthèses : si tu parles d’un point de vue économique, on ne devrait pas faire moins de bébés en Europe (il rit). Mais si tu parles d’un point de vue écologique, on est déjà trop nombreux sur la planète. Il y a une démarcation assez fine entre être sérieux et ne pas être sérieux. C’est ce que l’on peut appeler “humour”.  Est-ce que c’est juste pour plaisanter ou pas ? On peut se poser la question quasiment à propos de chacune de nos chansons.

Vous aimez mettre des photos de membres du groupe quand ils étaient jeunes sur les couvertures de vos albums… Qui est sur le dernier ?

E : C’est moi.

T : Et sur le précédent c’était moi.

E : Sur le premier c’était notre premier bassiste mais il a quitté le groupe. Du coup, on peut faire un album de plus maintenant. Tout le monde doit avoir son album et comme on a un nouveau bassiste…

Il faudra que vous arrêtiez après six albums alors ?

T : Oui, c’est ce qu’on devrait faire. Trouver autre chose à faire alors. (rires)

Comment cette idée est-elle venue ?

E : Je crois que c’est venu à cause de notre premier bassiste. Sa mère venait parfois à nos concerts. Elle était toujours un peu bourrée et elle criait… Et elle mettait beaucoup de photos de Moreno, c’est le nom de notre ancien bassiste, sur les réseaux sociaux. Des photos souvent marrantes. Et en les voyant on était morts de rire. Il y avait une photo qu’elle avait postée sur Facebook, celle sur laquelle il est déguisé en Harry Potter. C’était juste drôle de l’utiliser pour la couverture d’un album. Pour le second album on a juste décidé de continuer sur le même principe, avec Tom. Et maintenant c’est moi. La prochaine fois ce sera peut-être le batteur ou l’autre guitariste.

T : On a fait un EP entre les deux. Mais comme ce n’était pas un album cela ne méritait pas une photo de l’un d’entre nous et on a décidé de mettre une photo de mes chiens… (Ils rient tous les deux…). Pour le prochain EP on mettra peut-être les chats de quelqu’un…

On a parlé de composition mais vous avez un peu changé vos habitudes avec la “Gurulette”…

(le mot les fait tout de suite rire)

C’était ton idée, je crois, Emiel.

E : C’est vrai. C’était lié au Covid, à la période pendant laquelle on était confinés. On ne pouvait pas répéter ensemble. A cause de ça, on a écrit chacun de notre côté à la maison et on en parlait. Et la “gurulette” est apparue : comme on ne peut pas être dans la même pièce, chacun écrit quelque chose et on le fait passer à un autre membre qui ajoute son instrument. Et à la fin, quand on a fini de faire le tour des différents membres et que chacun y a ajouté son grain de sel, on a 5 nouveaux morceaux !

Ça a bien fonctionné ?

E : Oui, ça a bien marché. Tous les morceaux n’ont pas été gardés pour l’album mais ça a bien marché. On a gardé Lotta Tension. Joke’s On You. In 2073 (NDR : il n’est plus sûr et Tom lui confirme). 4 ou 5 morceaux proviennent de la Gurulette.

Qui a commencé Lotta Tension du coup ?

(Ils réfléchissent un long moment. Tom propose le batteur mais Emiel lui dit que ce n’est pas lui…)

E : Je ne sais plus…

T : Moi non plus.

E : Je peux me renseigner si tu veux vraiment savoir… (rires)

Non, c’était juste par curiosité, ne t’embête pas. Je te demandais car c’est l’une de mes chansons préférées sur le nouvel album.

E : D’accord. Si je me souviens bien, j’étais le deuxième.

T : C’est pas Simon qui te l’avait passée ?

E : Peut-être…

T : Pour moi ce n’était pas facile de commencer à partir de rien. De juste enregistrer du chant.

Tu l’as fait aussi alors. C’était quelle chanson ?

T : La première que j’ai faite n’a pas été gardée.

E : Mais c’était cool. Parce que c’était différent. C’était nouveau, frais. Si tu le fais tout seul à la maison, tu peux vraiment faire ce qui te plait…sans être influencé par quelqu’un d’autre. On a tous ressenti la même chose, je pense. Et à la fin, les chansons se construisaient de cette façon.

On en a déjà un peu parlé mais je voulais quand même vous demander ce qu’un morceau doit contenir pour être un morceau de The Guru Guru ?

T : On doit tous l’aimer à la fin. S’il y a quelque chose dans un morceau que quelqu’un n’aime pas, on réécoute et on essaie de trouver une solution pour que celui qui n’était pas satisfait l’aime en fin de compte.

Cela peut prendre parfois du temps, j’imagine…

E : Mais si cela ne marche pas, si on n’arrive pas à trouver de solution, on met le morceau de côté et on y revient quelques semaines ou quelques mois plus tard et quand on le réécoute on sait ce que l’on doit faire pour que ça marche. Et soudain le morceau est là. Parfois, ça prend du temps et parfois, c’est organique et rapide.

Tom, de ton côté, tu aimes écrire des trucs avant d’écouter la musique ou tu as besoin d’entendre la musique pour être inspiré ?

T : On a toujours travaillé de la seconde façon. Le groupe écrit de la musique. En fait, on commence avec les guitares. On ajoute la batterie et la basse et on finit par le chant. Pour cet album on a mélangé un peu les deux façons. Avant, j’avais besoin qu’un morceau soit quasiment fini, avec sa structure finale, pour y ajouter ma voix. Je tenais compte des changements de tempo pour écrire mes phrases.  Mais Make (less) Babies est un contre-exemple. Comme je le disais tout à l’heure des paroles me sont venus d’abord puis on a ajouté la musique dessus. On a donc travaillé à l’inverse de d’habitude, ce qui montre que l’on peut travailler des deux façons. On peut aussi faire ça maintenant parce qu’on s’est amélioré dans notre façon d’écrire ensemble.

C’est peut-être aussi pour cela que vous avez décidé d’enregistrer l’album vous-mêmes cette fois. Parce que vous avez plus d’expérience.

T : Oui, c’est vrai. On a davantage confiance en ce que l’on fait.

Et alors ça s’est passé comment ?

E : C’était cool, oui. On a enregistré en 6 jours. Entièrement en live. Les instruments ont été enregistrés en deux jours (il rit). Du coup, il nous restait plein de temps à passer en studio.

Parce que vous aviez loué le studio pour 6 jours, c’est ça ?

E : C’était le studio de notre guitariste. On ne l’a pas loué. C’était juste notre studio mais c’était le seul moment où on pouvait avoir 6 jours d’affilée. Sinon, il aurait fallu le faire sur plusieurs week-ends. Avant de s’y mettre on était un peu stressé car on se demandait si 6 jours allaient suffire. Il faut dire que l’on avait mis 14 jours pour enregistrer le premier album, 17 pour le second.

Oui mais vous avez plus d’expérience, c’est ce que je vous ai dit !

E : Ouais, c’est vrai. (ils rient tous les deux) Ça a bien fonctionné. C’était une expérience sympa.

Vous allez fonctionner de nouveau comme ça pour le prochain album ?

E : Peut-être. On verra.

T : Travailler avec un producteur a des avantages et des inconvénients. On a travaillé avec un producteur pour les deux premiers albums et c’est vrai que c’est bien d’avoir quelqu’un dans le studio pour prendre des décisions plus rapidement. Mais d’un autre côté on a réussi à être efficace et rapide en l’enregistrant nous-mêmes. C’est peut-être ce qui nous va le mieux.

Vous avez dit que vous avez enregistré les instruments en deux jours. Ça veut dire que vous aimez que les morceaux soient totalement prêts quand vous entrez en studio.

E : Oui, la plupart du temps ils sont finis :  on les a travaillés, répétés plein de fois, on a déjà fait 2 ou 3 démos et le son est en place.

C’est pour cela que cela a été aussi rapide…

E : Oui, c’est clair. Comme je l’ai dit on a enregistré live sans overdub. On a dû jouer chaque morceau 2 ou 3 fois, on a ensuite choisi la meilleure prise et c’était fini. (il rit de nouveau)

Et Saint-Tropez, comment est venue l’idée de ce morceau ?

T : La crise énergétique engendrée par la guerre en Ukraine. Quand tout le monde commençait à s’inquiéter de l’augmentation des prix du gaz et toutes les protestations qui sont apparues partout en Europe. Et je me suis mis à penser aux riches… Qu’est-ce qu’ils diraient sur ce monde qui change ? Que ressentent-ils quand ils doivent vendre leur maison de vacances, à Saint-Tropez par exemple ? J’ai juste eu cette idée intéressante, pour le refrain, de commencer la première partie avec “We’ll have to sell the house”, ce qui est une annonce lourde puis de la rendre beaucoup moins lourde en ajoutant le reste de la phrase (NDR : “In Saint-Tropez”). J’aime commencer quelque chose puis poursuivre avec des mots. Je suis allé une fois à Saint-Tropez quand j’étais enfant. Je suis allé à Cannes pas mal de fois aussi et tu y vois des gens vivre dans un monde si différent. Cela te fait juste réfléchir : c’est quoi la vie pour eux ? C’est un exercice de pensée, que j’essaie de faire dans tous les sens. Pas seulement par rapport à des gens riches mais aussi par rapport à des gens qui vivent dans la rue. Essayer d’imaginer ce qu’ils ressentent. Comment ils voient la vie. Cest quelque chose de toujours intéressant. Un point de départ pour réfléchir. Ou écrire.

On en revient à ce que tu disais un peu plus tôt : tu aimes souvent traiter les sujets de façon ironique…

T : Oui, c’est ça. Je ne suis pas si frustré que ça par rapport aux gens riches. Je m’en fous, en fait. Ce n’est pas mon monde mais c’est vraiment la crise de l’énergie qui m’a fait réfléchir et ces paroles sont apparues. Et j’en étais content.

Bon, maintenant il faut nous dire la vérité. Je suis français : vous ne pouvez pas me faire croire que la vidéo a été tournée à Saint-Tropez. Où est-ce qu’elle a été tournée ?

(Ils rient tous les deux)

E : A Hasselt. Dans le quartier bleu (NDR : il le dit en français). C’est la ville où on a enregistré l’album. C’est là que Jan vit. C’est un nouveau quartier que la ville a décidé de construire, avec des appartements, des magasins, des endroits pour sortir. Des bars branchés super chers.

C’est le Saint-Tropez de la ville…

T : C’est ça. Même si le quartier n’a rien de méditerranéen.

E : Et on a eu de la chance : il a fait super beau quand on a filmé.

Pourquoi vous n’avez pas demandé un budget à votre label, A Tant Rêver Du Roi, pour aller tourner la vidéo sur place à Saint-Tropez ?

(rires)

E : Je ne suis pas sûr qu’ils nous auraient donné de l’argent pour ça !

En tout cas, cela aurait été drôle avec les yachts luxueux en arrière-plan…

T : Oui, ça aurait pu faire une vidéo vraiment cool, avec la luminosité et la chaleur du sud…

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