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PILL HILL (Breutzman)

BD. Divorcé, Nic vient d’emménager avec son fils Henry dans le quartier historique de Rochester. Pour éviter de rester trop longtemps dans leur petit appartement, ils prennent tous les deux l’habitude de se promener dans les ruelles alentour ou dans le parc Sainte Mary non loin. Là, ils découvrent que quelqu’un “s’amuse” à coller des chewing-gums, depuis longtemps semble-t-il, à en juger par leur nombre, sur les arbres à hauteur de regard. Nic se prend d’intérêt pour ce phénomène curieux et décide d’acheter une caméra de chasse pour découvrir qui se cache derrière tout cela. Sans trop savoir pourquoi…A moins que donner du sens à ce mystère soit une façon pour Nic d’y voir plus clair dans sa vie qui commence à être difficilement gérable. Notamment à cause de son ex qui semble avoir de gros problèmes de drogue et ne s’occupe pas d’Henry quand elle l’a pour le week-end ou de Drake, que Nic a élevé même s’il n’est pas son père biologique, qui vit chez elle…

Ceinture qui se transforme en serpent et remonte jusqu’à son cou pour l‘étrangler et lui faire exploser la tête, reptiliens qui se cachent sous la peau d’êtres humains, dont son ex : Nicholas Breutzman raconte la véritable descente aux enfers qu’il vécut lors de ces quelques années qui virent sa santé mentale chanceler avec force et inventivité. On ressent, avec lui, le stress qui prenait possession de lui quand ses enfants étaient chez son ex. On vit aussi son incertitude quant à la marche à suivre : dénoncer son ex aux services sociaux tout en sachant qu’elle peut le lui faire payer (en ne laissant plus Drake lui rendre visite, par exemple) ou ne rien faire et prendre le risque que ses enfants soient en danger. Et on comprend, enfin, sa colère quand l’ASE, les services sociaux américains, lui expliquent qu’ils ne peuvent pas retirer la garde des enfants à son ex…Un combat, que l’auteur a eu le courage de livrer, notamment grâce à ses fils et à Emily, sa nouvelle compagne, qu’il raconte ici pour sensibiliser le lecteur sur ce sujet délicat et un peu tabou de la fragilité mentale d’un trait simple (au feutre colorisé à l’ordinateur) mais plein d’idées. Un récit peu conventionnel et troublant qui mêle reptiliens, addictions et complotisme.

(Récit complet, 256 pages – Delcourt)

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