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RODINA (Baru)

BD. Téo est de retour à Thil. Et comme à chaque fois, les souvenirs remontent à la surface. Notamment les histoires de 39-45 que les anciens racontaient. Au sujet d’Enrico, de son vrai nom Heinrich Baker, dont ne savait pas trop comment il avait atterri dans la cité. De Lena aussi, une russe qui s’était évadée d’un convoi nazi rejoignant le camp d’Errouville et que les grands-parents de Téo, Lucia et Domenico Martini, hébergeaient. Ou encore de Rodina, le seul détachement exclusivement féminin de la résistance créé par des prisonnières russes et biélorusses que les francs-tireurs et partisans menés par le “capitaine Jacques” avaient fait évader…

Il y a un peu de Baru chez Téo. Comme lui, l’auteur a besoin de revenir régulièrement à Villerupt, là où il a grandi, et de raconter, encore et encore, l’histoire de la “capitale italienne” de la Lorraine. Celle des prolos italiens des mines d’Aubrives, des immigrés venus de partout en Europe pour trouver du travail ou de ceux qui rejoignirent la résistance pendant la guerre…Avec Rodina, il a voulu prolonger le plaisir de la trilogie Bella Ciao en revenant (pour la dernière fois ?) dans les cités de Thil avec son narrateur, Téo. Pour rendre hommage à la détermination de ces femmes du détachement Rodina et pour raconter les années de guerre de cette partie de la Moselle. Histoire que l’on n’oublie pas ce qu’ont vécu ces gens venus de toute l’Europe et qui se sont croisés, et parfois sont restés, là, dans ce coin de Lorraine dont Baru s’est fait, petit à petit, à travers ses récits, un porte-parole inspiré.

(Récit complet, 88 pages – Futuropolis)

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