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"Les quatre parisiens se font maintenant un malin plaisir de nous servir des chinoiseries dont ils ont le secret, et ce dans la bonne humeur. Elles sortent d’où ces étranges mélodies aux couleurs inhabituelles ? Ce sont parfois les lignes de chants de Natasha qui donnent cette très étrange impression que la belle Eli Medeiros de l’époque Stinky Toys serait en train de reprendre le Hong Kong Garden de Siouxsie, d’autres fois ce sont les guitares qui semblent dévaler les rizières du Yunnan. Vous pouvez ressortir vos Raincoats pour la mousson : Kimmo est intenable, alignant, tous crocs dehors, des passages tendus et d’une grande originalité comme si ces derniers mois ils n’avaient mangé que du chien enragé. Les morceaux ayant cet étrange goût d’un post-punk à la mode dimsum sont en nombre… C’est ce qui donne à Kimmo un incroyable optimisme, un vrai côté ludique et une énergie régénératrice" (Bilou dans Positive Rage)

Formé en 2002, Kimmo offre une musique sauvage mais étrangement limpide. Chez ces quatre finlandais installés à Paris, la furie de la noise et la délicatesse de la pop entrent en collision, évitant les conventions trop rigides. Un chant féminin, un autre masculin, une guitare incisive, une autre plus mélancolique, une basse qui groove et une batterie sèche et puissante font de leur musique un condensé d'énergie et de tensions (certains y retrouveront d'ailleurs certainement des similitudes avec quelques acteurs des scènes de Chicago, Helsinki ou Washington DC). Le groupe exprime la même intensité sur scène où ils croisent entre autres Zu, Joe Lally (Fugazi), Robocop Kraus, Enon, Edie Sedgwick, Basement, Bullet Union, Microfilm, Death To Pigs, Midlake, Ten Volt Shock, Do You Compute, No Nebraska, Ned, The Rubiks, Standstill, et tant d'autres.