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MEMBRANE
a story of blood and violence
(basement apes)

Au moins, Membrane n'est pas du genre à cacher la marchandise ! Du titre de l'album, à la pochette, tout est présent pour nous rappeler que nous ne sommes pas là pour rigoler. Du sombre, en veux-tu, en voilà ! Depuis le temps qu'on le suit, le trio souvent comparé aux Sleeppers vient enfin de sortir un album à la hauteur de son parcours. Car, avec cette "histoire de sang et de violence", Membrane passe dans la cour des grands. Armé d'une noise sombre et malsaine, de rythmiques lourdes et de guitares dissonantes, le trio est bien décidé à remettre au goût du jour une certaine vision de la musique bruyante en vogue durant les années 90. Et plus que de Sleeppers, c'est bien de Basement que le groupe se rapproche aujourd'hui. Sans se copier, les deux groupes partagent le même amour pour l'époque AmRep, la même passion du riff malsain, et la même endurance depuis la fin des années 90 (à l'époque ou Membrane s'appelait encore Blindfold)… Certes, les Bordelais de Basement se permettent peut-être plus de respirations, mais on est heureux de les savoir accompagnés dans leur combat. Par contre, côté respiration, Membrane serait plutôt du genre radin. Ici, c'est marche ou crève, et pas question de sortir la tête de l'eau avant la fin de l'album… Certains pourront leur reprocher, mais le groupe avait prévenu. Ici, pas de chichis, du sang et du glauque jusqu'au bout de la nuit. Au fait, je vous avais dit que le groupe finissait son disque par une reprise (malheureusement non mentionnée) d'Unsane, écrite en 1998 ? Puisque je vous disais qu'ils n'étaient pas du genre à cacher la marchandise !
[mg]

••• voir aussi : Unsane, Basement, Sleeppers, Tantrum, Portobello Bones

 


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