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GOODBYE DIANA
odds & ends
(basement apes)

Du bout de leurs guitares, c'est bien le premier album de Don Caballero (For Respect) que viendront vous rappeler les montpelliérains de Goodbye Diana… Le son y est certes beaucoup plus cristallin que sur le premier album des américains, mais c'est bien cette version heavy du mathrock, comme l'aime aussi Oxes, que nous présentent les français sur leur deuxième album. Plus encore que sur leur premier essai, le quatuor semble jouer avec les rythmes enjoués, et une énergie très réactive. Et quand ils laissent rarement retomber le tempo, ce n'est plus vers le post-rock des débuts qu'ils s'orientent, mais vers des ambiances plus sombres. Bien sûr, comme avec tous les groupes mathrock, la bio cite King Krimson et Can… Pour Can, il faudra qu'on m'explique, et pour King Krimson, c'est la référence maintenant universelle des groupes mathrock. Mais ne soyons pas manipulateurs, Goodbye Diana joue une carte bien plus moderne, avec ce son hérité du metal, propre, énorme, sans fioritures. Et c'est peut-être ce qui me dérange le plus dans ces 9 titres. Cet héritage metal qui devient parfois encombrant avec son aspect rasé de près, sans rien qui dépasse, et ses envolées héroïques. On est loin des chevelus psychédéliques des 70s, mais c'est sans doute une histoire de génération. A mon goût, on perd peut-être trop le côté humain, les odeurs, les poils, tout ça (sauf peut-être sur Sacado avec ces cris d'enfants lointains qui me rappellent ceux d'un vieux morceau de Nation of Ulysses)… Mais c'est le style des montpelliérains, et on sait à quoi s'attendre. Et dans ce style justement, Goodbye Diana avance encore, sûr de remporter un certain succès chez les amateurs, et ce grâce à un bagage technique sans faille, des joutes de guitares marquantes, et un basse-batterie parfaitement en place. On notera par ailleurs un petit clin d'œil à leurs camarades de Marvin sur le joyeux "Marwin" (aux dérives très hardos). Bref, GoodbyeDiana nous offre un bon album de mathrock instrumental, simple, moderne et heavy, avec certes trop d'éducation et peu de surprises, mais un savoir faire indéniable.
[mg]

+++ voir aussi : Oxes, Don Caballero


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