SUR
LA
PLATINE
[mg]
THE
BREEDERS
Montain Battles
OXBOW
The Narcotic Story
31KNOTS
worried well
PUTIFERIO
ate ate ate
FUGAZI
In on the Kill Taker
THESE
NEW PURITANS
beat pyramid
BLACK
LIPS
good bad, not evil
THE
NIGHT MARCHERS
see you in magic
[chris]
CAREER SUICIDE
anthology vol.2
PARAMOUNT STYLES
failure american style
HARAM
s/t
OXBOW
the narcotic story
PNEU
pince monseigneur
THESE
NEW PURITANS
beat pyramid
[sullivan]
ROCKET
FROM THE CRYPT
R.I.P.
SEPTEMBER MALEVOLENCE
After this Darkness, there is another one
THREE SECOND KISS
Long Distance
OUR BROTHER THE NATIVE
Make Amends for we are merely Vessels
QUEEN OF THE STONE AGE
Songs for the Deaf
BLACK
LIPS
Good bad, not evil
(vice records)
Profitons de leur passage
en France en septembre pour revenir sur ce disque sorti en début d'année.
Parce que derrière les pseudos coups de cœur des NME et consorts,
se cache en réalité un album de rock sixties des plus réussis.
Dès le premier titre et son excellent gimmick de guitare plein de fuzz,
on sait qu'on tient là des spécialistes du genre. Première
impression confirmée avec ce qui suit, et notamment le percutant "it
feels alright". Son, mélodies, voix, tout nous renvoie aux meilleures
références des années 60, des Creation aux Leaves (pour
l'aspect pop) en passant par les compilations Peebles et Back from The Grave
(pour l'aspect garage). Si certains citent le 13th Floor Elevator (dont le
groupe se réclame), sachez que les Black Lips restent bien plus juvéniles
(aucun folie sombre ici) et ne sonnent que très rarement psyché.
Une chose est certaine, les branleurs d'Atlanta (c'est leur sulfureuse réputation)
savent y faire. Simples, crus, légèrement décalés,
un poil débrayés, et toujours efficaces. Comme le veut le style,
nous sommes en face d'un exercice de style classique, sans surprise ni réelle
originalité, mais les Black Lips réussissent à nous emmener
dans leur trip, sans se poser de questions, juste pour le plaisir de se retrouver
à nouveau dans cette époque prolifique (et avec ce son de guitare,
on s'y croirait vraiment). Alors même si le groupe laisse entrevoir
quelques faiblesses ('lock and key' et sa touche britpop), et qu'on le préfère
en teenager énervé plutôt qu'en folkeux new-yorkais ou
en joueur de country, on ressort de ce disque avec un sourire sur les lèvres
indélébile. En plus, contrairement à certains autres
spécimens de la scène garage, le quatuor, qui gère ses
réputations scéniques à grands renforts de jets de matière
fécale, évite soigneusement le défilé de mode
classique de ses contemporains ; preuve en est le charmant short orange de
l'un d'eux sur la pochette! Un groupe idiot, étrangement tendance,
mais ayant suffisamment bon goût pour nous causer. 60's rules !
[mg]
+++ voir aussi : Creation, Leaves, compilations Back from the Grave, compilations Peebles, the Wailers
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