SUR LA
PLATINE

[mg]
PUTIFERIO
ate ate ate
BELLAFEA

cavalcade

DOPPLER
songs to def
THE BREEDERS
Montain Battles

MELT BANANA
bambi's dilemma

FUGAZI
In on the Kill Taker

THESE NEW PURITANS
beat pyramid

[chris]
PAPIER TIGRE
s/t
CONSTANTINES
kensington heights
LUNGFISH
the unanimous hours
WOVEN HAND
ten stones
PNEU
pince monseigneur

[sullivan]
MATT ELLIOTT
Howling Songs

MOGWAÏ
The Hawk is Howling
ROCKET FROM THE CRYPT
R.I.P.
AUCAN
s/t
THE NOTWIST
The Devil, you and me

chroniques récentes
nos archives
mini-chroniques

LES RAMONEURS DE MENHIRS
dañs an diaoul
(folklore de la zone mondiale)

Pour beaucoup d'entre vous, les années Bérus ne sont qu'un mauvais souvenir, mais pour votre humble chroniqueur, le duo reste un des groupes punk français particulièrement intéressants des années 80. Certes, les disques les plus connus, clownesques jusqu'à l'overdose, ont bien mal vieillit, mais les débuts du groupe, austère et unique, demeurent inégalés. Depuis, les deux protagonistes ont suivi chacun leur route, vers une mauvaise chanson française pour François et vers toujours plus de radicalisme pour Loran (Ze6, Tromatisme). Alors j'étais curieux d'entendre ce que donnait le nouveau projet du guitariste, parti se perdre dans la Bretagne des menhirs et autres Fest-noz... Bon, autant le dire de suite, je ne suis pas un grand fan de binioù, instrument qui peut devenir rapidement plus insupportable que marrant ! Avec les Ramoneurs de Menhirs (quel nom!), c'est parti pour 45 minutes de sons stridents ! Dur ! Car les Ramoneurs de Menhirs ont décidé de croiser les rythmiques sauvages du guitariste des Bérus à la culture traditionnelle bretonne, binioù, bombarde et langue bretonne compris. Les plus vieux en avaient eu un avant goût édulcoré sur le titre "Vive le Feu" des Bérurier Noir (d'ailleurs repris ici) sur lequel le joueur de Binioù (Eric Gorce) venait déjà agrémenter les riffs punk. Sur cet album, on retrouve donc bien tout ce que le papier nous promettait : la guitare et la boite à rythmes des Bérurier Noir (plutôt celles de la fin du groupe malheureusement), du binioù en veux-tu, en voilà, et du chant breton ! Autant le mélange doit être marrant en live, autant la version studio peut vite devenir limitée. J'ai même beaucoup de mal à ne pas zapper les titres chantés en breton. Maurice Jouanno doit être une star des fest-noz, mais il ne répond pas vraiment à mes critères personnels (je préfère nettement les passages chantés par Loran) ! Pour ce qui est des deux joueurs de binioù, ils ont l'air toujours aussi doués, mais un titre m'aurait suffit. 45 minutes, de sons stridents, c'est long ! Et pour le côté punk (guitare / boite à rythme), c'est marrant de retrouver le jeu de Loran, mais on est loin de ses grandes heures (Nada, Lobotomie, etc.). On retrouve un peu de l'esprit des derniers titres des Bérurier Noir, voir de Traumatisme sur "Nomades", mais rien de plus. A noter tout de même trois reprises, l'une de "Bella Ciao" (chant antifasciste italien bien connu), la seconde de "Vive Le Feu!" (Logique. On est donc proche de l'originale mais le chant n'est pas à la hauteur. Désolé), et une dernière de "Captain Kirk" des Spizz Energy (les Bérus la reprenaient aussi). Bref, ça m'a fait plaisir de croiser à nouveau la route de Loran (toujours aussi honnête avec lui-même, ça fait plaisir), mais si je ne dirais pas non à un de leur concert pour une "danse du diable" (Dañs an Diaoul), je préfère définitivement rester sur un vieux "Macadam Massacre" à la maison… désolé.
[mg]

+++ voir aussi : Bérurier Noir, Traumatisme, Ze6, musique traditionnelle bretonne

 


Pour être chroniqué dans cette rubrique, envoyez vos productions à :
If you want to be reviewed here, send your promotionnal stuff to :
Mathieu Gelezeau - 51, rue Paul Vaillant Couturier
92240 Malakoff - France /
email : positiverage(a)hotmail.com