SUR LA
PLATINE
[mg]
PAPIER
TIGRE
the beginning and end of now
SHUB
the snake, the goose and the ladder
FRUSTRATION
relax
DIE
PRINCESS DIE
lions eat lions deluxe
OXBOW
the narcotic story
HOOVER
the lurid traversal or route 7
[chris]
PAPIER TIGRE
the beginning and end of now
FOALS
antidote
BON IVER
for emma, forever ago
THESE ARMS ARE SNAKES
tail swallower and dove
MOGWAÏ
the hawk is howling
[sullivan]
ERRORS
It’s not something but it’s like whatever
DE ROSA
Prevention
ALL THE SAINTS
Fire on corridor X
WIRE
Chairs missing
THESE
ARMS ARE SNAKES
tail swallower and dove

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BON
IVER
for Emma, forever ago
(4AD / Jagjaguwar)
Prenez un amoureux barbu
au coeur brisé, une guitare, une cabane de chasse planquée quelque
part dans le Wisconsin, trois mois d'isolement façon 'Into The Wild'
et vous obtenez l'un des meilleurs albums d'indie-folk de l'année qui
vient de tirer sa révérence. Bon Iver c'est Justin Vernon comme
Iron and Wine c'est Sam Beam...vous voyez où je veux en venir…?
Emma, c'est un peu la parabole pour exorciser les douleurs, pour mieux dépasser
les épreuves liées à une rupture. Les neuf morceaux intimistes
ne donnent pas dans le pathos...bien au contraire. Ils mettent d'abord en
avant un songwriting de qualité -c'en est même bluffant pour
un premier album -. L'album fait preuve ensuite d'un remarquable équilibre
dans les émotions que les titres dégagent : mélancolie
rampante/exaltation passagère, fragilités/forces, intimité/partage...le
tout transpirant d'une sincérité belle et touchante. Justin
Vernon semble toujours nous indiquer qu'il a plus de six cordes à sa
guitare sèche en ne se limitant pas dans l'instrumentation ( le très
'Calexico-like' "For Emma"), en donnant souvent des contours très
particuliers à ses compositions ("The Wolves, act I and II",
"Creature Fear"). Il utilise souvent sa voix aiguë, planante,
sur le mode de dédoublement comme pour mieux créer de la profondeur,
du mystère, de la distance alors que chaque morceau se vit comme si
on était près de lui, dans cette cabane, sur le même bout
de canapé défoncé. Justin Vernon use aussi d'une écriture
fine d'inspiration littéraire. L'homme n'en fait jamais de trop et
développe généreusement tous ses talents artistiques
qui s'apprécient sans modération. 'For Emma, forever ago' est
plus qu'un journal intime sonore, il est plutôt un tableau réflexif,
une peinture parfois abstraite mais universelle à travers laquelle
son auteur ne force jamais le trait. Dans un genre musical qui peut vite lasser
au bout de trois ou quatre titres, Justin Vernon réussit, de par sa
personnalité, à capter toute notre attention. Vous aussi, vous
avez en ce moment du givre sur votre fenêtre et ailleurs comme sur la
pochette de l'album ? Alors vous êtes dans les meilleures conditions
pour apprécier et comprendre ce disque. Bon Hiver !
(chRisA)
+++ voir aussi : Iron and Wine, Pedro The Lion, Phosphorescent
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