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DO YOU COMPUTE
"and we are the winners..."
(rejuvenation)

Rejuvenation n'arrête plus de sortir des disques ; c'était donc la moindre des choses que l'album de Do You Compute, dans lequel officie (entre autre) le directeur général du label, soit estampillé Reju. Et pour ce premier album, les quatre parigos (ok, banlieusards) nous la jouent "révolution culturelle" ! On les avait laissés avec une démo sympathique, sentant bon l'emo rock, et voilà qu'on les retrouve gonflés aux hormones, avec un post-hardcore furieusement sombre, et une prétention exacerbée (c'est quoi ce titre les gars !). Une explosion de larsens, un acharnement mélodique à coups de batte de base-ball, des dérives noise opaques, et encore des coups de latte gratuits ! Je ne sais pas quelle potion les gars ont bu, mais il est bien difficile de les reconnaître ! Ça sent la séance de sport quotidienne, et les piqûres d'EPO (avec bière à volonté le week-end). On retrouve bien par ci par là une petite tension sauvegardée de leurs heures émo-rock, mais en général, les gars ont méchamment musclé le débat. Greg Reju a même décidé de muer depuis la démo, et ne chante dorénavant qu'avec sa grosse voix, quelque part entre Lemmy (Motorhead) et le bassiste/chanteur de Biohzard (celui-là on me l'a soufflé, mais c'est pas faux). Chewie de son côté ne joue plus trop sur les plates-bandes de Rick Froberg (Drive Like Jehu, Hot Snakes), mais sa voix reste remarquable, entre mélodie et tension. Pour ce qui est justement de leur ancienne influence de base (Drive Like Jehu, à qui ils doivent leur nom), elle est donc reléguée au second plan, via l'utilisation des larsens, ou de quelques ambiances… La couleur générale de ce premier album est définitivement plus noise. On comprend mieux pourquoi les bougres reprenaient Tantrum sur scène. Il ne s'agit plus de faire dans la finesse. Et je ne peut nier que cette nouvelle approche leur va divinement bien. Le son est épais comme un mur de bunker, les lignes de chant efficaces, et l'armada rythmique ne laisse aucun répit. Le répit, c'est peut-être là le seul défaut du disque, qui à force de vouloir jouer les gros bras, en a oublié de laisser un peu de place pour respirer. Ce ne sont pas les seuls à imposer ce genre de régime, mais en tant qu'auditeur, j'aurais apprécié quelques moments plus resserrés, moins confus… juste un peu. Question de choix. Oh, rien de grave, les quatre ex-quelque chose (ils ont tous leur beau pedigree) ont voulu nous la jouer bloc de béton, du genre celui qui te tire au fond de l'eau quand t'as merdé avec le parrain, et ils y arrivent haut la main. J'ai beau les connaître, je dois avouer qu'ils m'ont bluffé.
[mg]

+++ voir aussi : Young Widows, Seanews, Revok, Drive Like Jehu

 


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