SUR LA
PLATINE
[mg]
PAPIER
TIGRE
the beginning and end of now
SHUB
the snake, the goose and the ladder
FRUSTRATION
relax
DIE
PRINCESS DIE
lions eat lions deluxe
OXBOW
the narcotic story
SCHONWALD
Amplified Nature
[chris]
PAPIER TIGRE
the beginning and end of now
FOALS
antidote
BON IVER
for emma, forever ago
THESE ARMS ARE SNAKES
tail swallower and dove
MOGWAÏ
the hawk is howling
[sullivan]
ERRORS
It’s not something but it’s like whatever
DE ROSA
Prevention
ALL THE SAINTS
Fire on corridor X
WIRE
Chairs missing
THESE
ARMS ARE SNAKES
tail swallower and dove
AGASKODO
TELIVEREK
psycho goulash
(mindfinger rds)
Ça commence avec
une petite guitare pernicieuse, une seconde plus punk, puis une batterie syncopée,
et une chanteuse japonaise aimant les bonbons acidulés et les pochettes
colorées… Dès le premier titre de ce second album, les
dès sont jetés. Agaskodo Teliverek fait dans l'excessif incontrôlé.
Deux hongrois aux looks absurdes de comptables jouant au tennis essaient de
brouiller les cartes ; les années 80, pleine de mauvais goût,
sont à l'embuscade… La Goulash ne sera pas facile à ingurgiter
tant le groupe a décidé de mettre dans la casserole toutes ses
influences, mais, pour les courageux, le repas ne manquera pas de goût.
Le quatuor semble jouer avec tous les codes d'une certaine culture indépendante
(pop, mathrock, rock progressif ou régressif, punk, noise, krautrock,
sixties, etc.)… Chant japonais aidant, on retrouve la même envie
de tout mélanger que chez les savants fous de Deerhoof. Avec moins
d'aisance et d'inspiration peut-être, (et en plus punk) mais les londoniens
aiment eux aussi jouer avec les changements de rythmes, expérimenter
tout en offrant une musique sautillante, lancer des thèmes absurdes
avant de retomber sur de bons riffs noisy, dérégler des machines
synthétiques et déformer les codes de la musique pop. On trouvera
même dans ce "Pycho Goulash" quelques sonorités venues
de l'Est sur "Szazhalombatta disco" (sans doute un clin d'œil
aux origines hongroises des deux guitaristes). Pour sûr, les bougres
ont des idées à revendre ! Sans aucun doute trop, ce qui les
fait se prendre les pieds dans le tapis quelques fois… Mais peu importe,
cette nouvelle vision du trip psychédélique se veut aussi jouissive
qu'abusive. Dès qu'on commence à ne plus supporter leur délirium
aigüe, un gimmick simple vous ramène dans la transe… Le
cas contraire est évidement de rigueur.
Sur des titres comme Bastard Cabbage, ou Satyricana, la chanteuse nous montre
qu'elle sait aussi jouer la démence avec ses hurlements furieux ma
foi plutôt réussis… Et le final sixtisant de Johnny Paprika
me renvoie avec bonheur à Ne Nous Fachons Pas. Délicieux ! Bref,
avec cet album, le groupe touche autant la Grace d'un Deerhoof que l'écœurement
d'un Yes hongrois sous extasie (mention spéciale pour leur look immonde)…
A vous de faire le tri à leur place !
[mg]
+++ voir aussi : Deerhoof, Captain Beefheart, Mike Patton, Gogol Bordello
![]()
![]()
![]()
![]()
![]()
![]()
![]()
![]()
![]()
![]()
![]()