SUR LA
PLATINE
[mg]
PAPIER
TIGRE
the beginning and end of now
DES ARK
Loose Lips Sink Ships
DIE
PRINCESS DIE
lions eat lions deluxe
FUGAZI
Red Medecine
SHUB
the snake, the goose and the ladder
[chris]
HITCH
clair.obscur
NFL3
ride on a brand new time
BON IVER
blood bank
L'HOMME PUMA
on remplace les yeux cassés
THESE
ARMS ARE SNAKES
tail swallower and dove
EARTH
the bees made honey
[sullivan]
ERRORS
It’s not something but it’s like whatever
DE ROSA
Prevention
ALL THE SAINTS
Fire on corridor X
WIRE
Chairs missing
THESE
ARMS ARE SNAKES
tail swallower and dove
CAFE
FLESH
i dumped my wife i killed my dog
(furne / head rds)
S'il y a une équation
que Cafe Flesh a acquise, c'est bien celle qui lie noise et rock'n'roll baveux.
En effet, s'il y a bien une leçon laissée par des précurseurs
comme Jesus Lizard ou, dans une moindre mesure Cows, c'est bien que la noise
et ses dissonances maniaques ne sont jamais aussi jouissives que quand elles
s'acoquinent avec l'esprit bouseux du white trash américain, santiags
à l'appui. Sur ce second album, sorti en coproduction entre Furne (leur
label) et Head records, les gars de Jarnac n'y vont pas par quatre chemins
et le gros rock à tendance heavy est revendiqué. Ça traîne
la savate, attitude de branleurs assumée, ça braille à
tout va, et ça lance ses gros riffs à la gueule de qui voudra
bien les recevoir. Et il faut bien avouer qu'avec la culture parfaite des
enfants de Jarnac (élevés aux sons de Touch'nGo, AmRep et autres
Dischord), la formule a tendance à prendre. L'entrée dans ce
disque est superbe avec cette petite ambiance blues nous entraînant
vers le coup de massue, guitare en embuscade. La classe. En général,
la guitare assure, surtout quand elle titille l'arpège étrange.
Derrière, la basse gonfle le tout, sans folie, mais avec efficacité.
Ce n'est d'ailleurs pas rare que le groupe entraîne l'auditeur dans
le headbanging à l'aide de riffs lourds et bien rebondis ! De l'énergie
pure pendant 40 minutes. Malheureusement, ce qui fait la force de Cafe Flesh
peut aussi se retourner contre lui. A force de jouer les mauvais garçons,
les deux pieds dans l'attitude rock'n'roll, le groupe oublie un peu la finesse,
indispensable à l'équation dont nous parlions au début
de cette chronique. A force de brailler, le chant, par exemple, peut venir
à saouler… d'autant plus qu'il laisse peut de place vide. Le
groupe semble toujours foncer droit devant, batterie toute en furie. Et si
Cafe Flesh maîtrise parfaitement son profil white trash, il ne devrait
pas délaisser autant l'aspect plus travaillé. Pour un David
Yow destroy, il faut un Duane Denison minutieux, pas d'alternative sur ce
terrain. Et si Cafe Flesh sort là un second album digne de nos attentes
(donc réussi), il a peut-être sous estimé cet aspect.
[mg]
+++ voir aussi : Jesus Lizard, AC/DC
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