SUR LA
PLATINE
[mg]
PAPIER
TIGRE
the beginning and end of now
DES ARK
Loose Lips Sink Ships
DIE
PRINCESS DIE
lions eat lions deluxe
FUGAZI
Red Medecine
SHUB
the snake, the goose and the ladder
[chris]
HITCH
clair.obscur
NFL3
ride on a brand new time
BON IVER
blood bank
L'HOMME PUMA
on remplace les yeux cassés
THESE
ARMS ARE SNAKES
tail swallower and dove
EARTH
the bees made honey
[sullivan]
ERRORS
It’s not something but it’s like whatever
DE ROSA
Prevention
ALL THE SAINTS
Fire on corridor X
WIRE
Chairs missing
THESE
ARMS ARE SNAKES
tail swallower and dove
HITCH
clair.obscur
(Vlas Vegas)
Ce qui m'a fait acheter
cet album c'est son son...oui mais pas seulement. Il y avait aussi toutes
ces compositions différentes qui font que l'on sait qu'on ne va pas
s'ennuyer, qu'il y aura matière à découvrir, qu'il y
aura du mystère, de la surprise. Ce qui m'a tout de suite plu c'est
la dualité saisissante des 11 titres : claire comme le bleu de l'œil
du loup de la back cover, sombre comme les cavités du crâne gisant
au fond du nid de l'oiseau. Hitch n'est pas né d'hier. Groupe belge
honnête souvent considéré comme une formation de seconde
zone...à tort ou à raison. Si Hitch a beaucoup tourné
en Europe, fait deux tournées aux USA, ouvert pour pas mal de grosses
pointures, le groupe n'a jamais pris véritablement son envol. Espérons
que ce cinquième album corrige le tir car franchement son contenu est
cousu de fils d'or. Le son, parlons-en : Cristallin, claquant, froid et ample.
John Congleton (Explosions in the Sky, Black Mountain, The Paper Chase...)
au mixage à Dallas. Alan Douches au master à New York. Ce n'est
pas ronflant, c'est tout simplement efficace. Beau travail, bons choix. Les
titres évoquent l'héritage chicagoan avec indéniablement
The Jesus Lizard en tête ('art nouveau !', 'dirty trixxxx'). La basse...et
cette guitare à la Duane Denison, tranchante, cinglante, tout en à
propos. Et puis il y a ces morceaux au venin noir qui paralyse lentement,
aux ambiances My Bloody Valentine, Joy Division. L'impulsif cédant
au réflexif...mais pas dépressif. Le hargneux passé songeur
désabusé (les excellents 'chocking on air', 'this is where it
ends'). La guitare et le chant varient constamment les approches, les techniques,
les plaisirs. Variations de rythmes aussi tout aussi épileptiques sur
'dance, dance, dance' que nonchalants sur 'burn this place'. Le groupe fait
aussi des merveilles sur l'electro-noisy dansant 'the day kid C bit the dust'.
Alternant souvent morceaux courts et lents, on sent une formation maîtrisant
totalement son sujet, réussissant tout ce qu'elle entreprend. Un groupe
ayant réfléchi sur chaque détail mais sans chercher à
s'égarer ou à perdre cette spontanéité et cette
agressivité précieuses. L'album se termine avec un 'paper beast'
de 7mn de toute beauté qui nous envoie dans un tourbillon noise jouissif
avant de finir sur quelques notes ambiant pas...si zen que ça. 'Clair.obscur'
fait mouche du début jusqu'à la fin. Voilà un trio qui
après plus de 10 ans d'expérience continue d'avancer avec exigence
et bons goûts. Scratch that (H)itch ! C'est clair ?
(chRisA)
+++ voir aussi : Jesus Lizard, Rapeman, Fugazi
![]()
![]()
![]()
![]()
![]()
![]()
![]()
![]()
![]()
![]()
![]()