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THE
THERMALS
Now We Can See
(kill rock stars)
Il semble qu’avec
“The Body, The Blood, The Machine”, The Thermals ont
eu l’impression d’arriver à la fin d’un cycle. Voilà
peut-être qui explique pourquoi ils décidèrent de changer
de label. Exit donc Sub Pop. Mais comme les choses sont bien faites, figurez-vous
que Kill Rock Stars a, pratiquement dans le même temps, déménagé
pour s’installer à Portland, Oregon, la ville qui a le vent en
poupe en ce moment dans l’ouest etatsunien et où résident,
mais oui vous l’avez deviné, The Thermals. Et tant qu’à
faire, Hutch Harris et Kathy Foster en ont également profité
pour engager un nouveau batteur.
Mais histoire de rassurer tout son monde, le collage de la pochette, devenu
leur marque de fabrique, est là pour rappeler que le groupe n’a
pas l’intention de renier ses premières amours. Et l’on
retrouve bel et bien ce qui faisait le charme de leurs morceaux (qu’ils
décrivent comme “de petites pépites soniques no-fi jouées
façon néo-grunge”) : le chant charismatique de Harris
(qui a néanmoins évolué ici), cette énergie punk-rock
primaire et ce son de guitare un peu vintage.
Simplement on sent que les américains ont eu cette fois envie d’un
album plus mélodique (il suffit d ‘écouter “Now
We Can See” ou “I Called Out Your Name” et leurs refrains
pops pour le comprendre) et d’un son plus travaillé. D’ailleurs,
je ne vous cacherai pas que l’on regrette de prime abord la production
brut de décoffrage de Brendan Canty et ses larsens impromptus (que
l’on retrouve tout de même sur le punk-rock old school “When
We Were Alive”) mais on se laisse toutefois rapidement convaincre par
les nouveaux morceaux (désormais “post power pop” selon
le groupe), “I Let It Go” et “When I Was Afraid” en
tête.
Un album convaincant, peut-être un cran en-dessous de “The Body,
The Blood, The Machine”, mais qui installe tout de même un peu
plus The Thermals parmi les valeurs sûres du genre.
[sullivan]
+ voir aussi : Knapsack, Samiam, Sebadoh
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