SUR LA
PLATINE
[mg]
THE
RUBIKS
universal satisfaction
FUGAZI
Red Medecine
SHUB
the snake, the goose and the ladder
THE
KILLS
midnight boom
SUPERCHUNK
here's where the strings come in
ABJECT OBJECT
demo
[chris]
KYLESA
static tensions
ISIS
wavering radiant
ICY DEMONS
miami ice
NFL3
ride on a brand new time
L'HOMME PUMA
on remplace les yeux cassés
[sullivan]
ERRORS
It’s not something but it’s like whatever
DE ROSA
Prevention
ALL THE SAINTS
Fire on corridor X
WIRE
Chairs missing
THESE
ARMS ARE SNAKES
tail swallower and dove
GRAND
FINAL
the bridge
(les disques du Hangar 221 / XTT)
Au Havre, ils avaient
deux choses : Little Bob Story et Dickybid. Les deux appartenant maintenant
au passé, le Havre n'avait plus grand chose d'attrayant, il faut bien
l'avouer ! Mais peu importe, l'important est d'avoir eu les Dickybird ! Trio
atypique ayant véhiculé son rock noisy avec détermination
durant les années 90. Grande gueule, toujours en marge des courants
trop conventionnés, Dickybid avait son style, écorché,
cynique et sans compromis. De vrais passionnés ! Et comme il est difficile
d'avoir la peau de durs à cuir comme eux, le couple Doris Le Mat /
Jean-François Thieulen reprend les armes pour un "Grand Final".
Réduit à sa forme la plus stricte (guitare/chant + batterie),
sans bassiste, le duo reprend pourtant les choses là ou il les avaient
laissées avec "indéfendable", le dernier album des
Dickybird. Loin d'être dépouillé, le style de Grand Final
se veut tout aussi puissant qu'autrefois. Les quatre pieds dans un rock lourd
et noisy, le duo gagne son pari d'entrée de jeu. Une grosse production
signée Joe Goldring (l'ex-Swans et actuel guitariste d'Enablers) que
les français ont été retrouver à San Francisco,
et des riffs costauds permettent au groupe de faire oublier la formule duo.
Le son de guitare remplit l'espace. Les riffs vous compriment. Un mélange
de racines punk rock sombres modernisées par l'influence de tous les
groupes noise des années 90. La rencontre entre classicisme et modernisme.
Le chant de Doris, mixé devant, et véritable identité
du groupe, mélange comme autrefois parties mélodiques et vocaux
plus vindicatifs. Si la force est restée intacte on est surpris de
voir que sa voix est plus fluide qu'autrefois. La loi anti-fumeur aurait-elle
eu un impact sur le chant de Doris ? Une chose est sûre, si certains
choix ne correspondent pas toujours à mes goûts (voix en avant
ou production un peu gonflée), je ne peux nier que tout reste très
cohérent, et fonctionne parfaitement. Seul la batterie parfois un peu
pauvre, demanderait peut-être plus de folie, mais le duo joue les classiques,
et cela lui va bien. Grand Final renoue avec un rock sale et malgré
tout mélodique. Sans compromis, mais jamais vraiment extrême
(c'est sans doute ce qui dérangera certains). Bruyant mais jamais vraiment
malmenant. Côté textes, la plume est engagée, et Doris
porte à nouveau ce regard sombre sur un monde qui ne l'est pas moins,
et je ne peux que partager cette vision. Une chose est sûre : comprendre
cette musique, c'est comprendre la personnalité de ces deux là
(et vice versa). Indissociable. Et même si cela risque d'en surprendre
plus d'un, je vous assure que je ne fus pas étonné de retrouver
une reprise de l'excellent "Serenade is Dead" des anarcho-punk de
Conflict en clôture de cet album. Preuve de bon goût. Allez, je
n'ai plus qu'à leur souhaiter un bon retour sur scène, et mort
aux cons !
[mg]
+ voir aussi : Dickybird
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