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GRAND FINAL
the bridge
(les disques du Hangar 221 / XTT)

Au Havre, ils avaient deux choses : Little Bob Story et Dickybid. Les deux appartenant maintenant au passé, le Havre n'avait plus grand chose d'attrayant, il faut bien l'avouer ! Mais peu importe, l'important est d'avoir eu les Dickybird ! Trio atypique ayant véhiculé son rock noisy avec détermination durant les années 90. Grande gueule, toujours en marge des courants trop conventionnés, Dickybid avait son style, écorché, cynique et sans compromis. De vrais passionnés ! Et comme il est difficile d'avoir la peau de durs à cuir comme eux, le couple Doris Le Mat / Jean-François Thieulen reprend les armes pour un "Grand Final". Réduit à sa forme la plus stricte (guitare/chant + batterie), sans bassiste, le duo reprend pourtant les choses là ou il les avaient laissées avec "indéfendable", le dernier album des Dickybird. Loin d'être dépouillé, le style de Grand Final se veut tout aussi puissant qu'autrefois. Les quatre pieds dans un rock lourd et noisy, le duo gagne son pari d'entrée de jeu. Une grosse production signée Joe Goldring (l'ex-Swans et actuel guitariste d'Enablers) que les français ont été retrouver à San Francisco, et des riffs costauds permettent au groupe de faire oublier la formule duo. Le son de guitare remplit l'espace. Les riffs vous compriment. Un mélange de racines punk rock sombres modernisées par l'influence de tous les groupes noise des années 90. La rencontre entre classicisme et modernisme. Le chant de Doris, mixé devant, et véritable identité du groupe, mélange comme autrefois parties mélodiques et vocaux plus vindicatifs. Si la force est restée intacte on est surpris de voir que sa voix est plus fluide qu'autrefois. La loi anti-fumeur aurait-elle eu un impact sur le chant de Doris ? Une chose est sûre, si certains choix ne correspondent pas toujours à mes goûts (voix en avant ou production un peu gonflée), je ne peux nier que tout reste très cohérent, et fonctionne parfaitement. Seul la batterie parfois un peu pauvre, demanderait peut-être plus de folie, mais le duo joue les classiques, et cela lui va bien. Grand Final renoue avec un rock sale et malgré tout mélodique. Sans compromis, mais jamais vraiment extrême (c'est sans doute ce qui dérangera certains). Bruyant mais jamais vraiment malmenant. Côté textes, la plume est engagée, et Doris porte à nouveau ce regard sombre sur un monde qui ne l'est pas moins, et je ne peux que partager cette vision. Une chose est sûre : comprendre cette musique, c'est comprendre la personnalité de ces deux là (et vice versa). Indissociable. Et même si cela risque d'en surprendre plus d'un, je vous assure que je ne fus pas étonné de retrouver une reprise de l'excellent "Serenade is Dead" des anarcho-punk de Conflict en clôture de cet album. Preuve de bon goût. Allez, je n'ai plus qu'à leur souhaiter un bon retour sur scène, et mort aux cons !
[mg]

+ voir aussi : Dickybird

 


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