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IO MONADE STANCA
the impossible story of Bubu
(africantape)
Depuis l'album de Hey!tonal (putain, ça me fait penser que je ne l'ai pas chroniqué celui-là!), on connaissait le goût du label Africantape pour les chemins de traverse, et autres déviations musicales… et Io Monade Stanca, jeune trio italien, doux dingos, adeptes des musiques déviantes semblent bien partis pour satisfaire cette demande. Pourtant, sur le très réussi premier morceau, les bords de la route sont encore bien dessinés, et ce qui saute aux oreilles, c'est surtout ce son, superbe, que nous devons à Sacha Tilotta, le batteur de Three Second Kiss (autre excellente recrue du label Africantape) et qui donne toute cette amplitude aux riffs des italiens. On se croirait presque en terre connue. Mais dès "Vogrig è sufficiente", on comprend les alertes du label qui nous annonce une "musique sans queue ni tête"… Polvo sont ainsi relayés à l'hospice pop par des Io Monade Stanca adeptes de la déconstruction, et de l'absurde. L'auditeur est rapidement plongé dans un enchevêtrement technique et opaque de notes abstraites… pourtant les italiens arrivent à intégrer à cette musique ma foi très mentale une dose de poésie et d'émotionnel plutôt accueillante. On se retrouve ainsi à croiser le fer avec les dissonance de Big'n autant que celle de Polvo. On pense parfois à Make Believe (sans le chant) flirtant avec la rigidité mathématique de Honey For Petzi. Batterie sèche, profonde et plutôt structurée, guitares papillonnes, et vocaux étranges (mais rares) forment les bases de l'histoire de Bubu. Pourtant si cette histoire semble impossible, les morceaux eux, bien qu'opaques, tiennent parfaitement la route. On se met à comprendre leur logique explosive. On sent une certaine tenue derrière les écarts de route. Le groupe retombe régulièrement sur un asphalte bien connu, pas si loin d'un Honey for Petzi d'ailleurs cité par la bio. L'auditeur reprend alors des forces, se rattache à quelques notes moins volatiles qui l'emmèneront, bon en mal en, au bout de cet album particulièrement intéressant. 40 minutes et 7 titres plus tard, le mathrock absurde des italiens aura finit de me convaincre malgré les deux aspirines avalées pour cause de mal de crâne. Mais ceux qui rentre dans cette histoire savent bien à quoi s'attendre.
[mg]
+ voir aussi : Polvo, Big'n, Honey For Petzi, Make Believe, Storm & Stress, Dilute
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