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MINNAARS
of our delirous former loving hours
(hip hip hip)

Qui aurait pu penser qu'un style aussi complexe et autistique que le math-rock puisse glisser un jour vers le mainstream et le dansant ? Certainement pas Don Caballero quand ils composent "For Respect" leur premier album. Pourtant, le même Ian Williams, guitariste de Don Caballero, ouvre une brèche insoupçonnable en fondant Battles, mélange d'expérimentation complexes et de pirouettes dansantes… Il n'en fallait guère plus pour voir un nombre incalculable de jeunes anglais partirent à la conquête de ce nouveau style, sans aucun doute plus acceptable. Faire danser la jeunesse rock avec un tapis de notes complexes soutenues par une rythmiques disco-rock, telle semble être la nouvelle devise indie anglo-saxonne. En tête, The Foals, les nouveaux chouchous de la presse pop-rock, tirent le gros lot. Mais derrière eux se cachent une armée de jeunes ambitieux hésitant entre bonne conscience spécialisée et envie commerciale non avouée. Minnaars fait sans aucun doute parti de ceux là. Reprenant la recette du premier album de The Foals, le groupe nous pond là un album certes bien ficelé mais si peu personnel. Minnaars a beau jouer avec les combinaisons de guitares, il glisse irrémédiablement vers les gimmicks radiophoniques de Bloc Party, encore plus éculés que ceux de The Foals… Les guitares ont beau nous tricoter un joli chandail de notes, n'hésitant pas à lâcher quelques accords noisy, l'ensemble n'en reste pas moins déjà vu et racoleur. La voix, entre intonation à la Robert Smith et mélodies à la Bloc Party, ne faisant qu'insister sur ce déséquilibre mainstream. Dommage, l'aspect tubesque de cet album aurait pu, peut-être, nous faire de l'esbroufe il y a encore quelques temps, comme avait réussi à le faire The Foals avec leur premier album, mais l'insistance de Minnaars à jouer sur les codes disco-rock, et son arrivée après tout le monde, relègue malheureusement cet album dans le fond de la pile.
[mg]

+ voir aussi : Bloc Party, The Foals

 


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