SUR LA
PLATINE
[mg]
SOFT PACK
the soft pack
CRISIS
Hymns of Faith
NOMEANSNO
sex mad
TELEVISION
marquee moon
FUGAZI
red medecine
[chris]
BEAK>
recordings 5/1/09>17/1/09
MIDLAKE
the courage of others
CONVERGE
axe to fall
DEERHOOF
offend maggie
SONIC YOUTH
the eternal
[sullivan]
NIRVANA
Live At Reading
PHARAOS
We’ve Tried Nothing And We’re All…
SUNNY DAY REAL ESTATE
Lp2
PISSED JEANS
King Of Jeans
CALVA / IO MONADE STANCA
split
(a tant rêver du roi / africantape)
Les français de Calva rencontrent ici les italiens de Io Monade Stanca pour partager un joli vinyle vert. Calva avait déjà retenu l'attention avec son premier CD, Cactus Costume, et j'espérais bien retrouver la force de ce premier jet, en mieux bien sûr. Dès le premier morceau, on sent que c'est bien parti. Le duo nous balance un Central Pub au thème merveilleux. On retrouve de suite la force de ces deux là. Ils savent agrémenter leur propos, offrant des morceaux assez différents, mais souvent réunis par une même tension retenue, et une sensibilité à part. Si le groupe lâche parfois les chevaux, il travaille plus régulièrement un rock noise bien ancrée dans le sol, souvent haché, qui prend le temps, sans s'emballer. Mais pas chiant pour autant. Sûrement pas. Le duo sait comment raconter une histoire, et nous tenir en suspens. Il y a de la matière et du relief. Certains plans grandioses retiennent d'ailleurs particulièrement l'attention (par exemple, le thème de Central Pub dont j'ai déjà parlé, ou la première partie de Nerves, ou l'excellente guitare de Urban Cowboy). Alors, certes, le duo touche un peu à tout, laissant deviner (peut-être à tord) quelques influences. Urban Cowboy renvoie inévitablement à Enablers, Nerves partage une sensibilité avec Zëro, tandis qu'on jurerait entendre Emilie de Marvin sur Kato et son vocoder insupportable (mais pourquoi ce gadget est-il revenu à la mode?). Pourtant Calva possède sa personnalité, et si ces travers dévoilent sans doute une recherche encore en cours, elle prouve aussi un savoir-faire impressionnant, surtout pour un duo (ce dont il est difficile de se rendre compte sans lire les crédits). Et si encore une fois, le groupe laisse échapper quelques passages moins attirants, il pose ici quelques perles indélébiles qui valent à elles-seules l'achat de ce split.
Tant mieux, car de l'autre côté, Io Monade Stanca ne s'en sortent pas aussi bien. On se souvient d'eux et de leur Impossible Histoire de Bubu… On les savait complexes, jouant sur la déconstruction et l'absurde. Mais leur album avait réussi à nous faire partager cet univers opaque, là ou nous avons plus de difficultés ici. Pourtant ça commence bien, avec une entrée en matière très proche de "The Impossible Story of Bubu" et sa dissonance toute en sensibilité. On retrouve la richesse des guitare, cette folie à la Make Believe, et tous ces petits éléments qui m'avaient tant parlé à l'époque. Je suis prêt à plonger à nouveau. Malheureusement, très rapidement, le groupe s'embourbe dans ce qui donne l'impression d'être une longue improvisation (découpée en trois partie), dans laquelle un quatrième larron vient malheureusement jouer de l'orgue. Orgue qui s'avère rarement inspiré, et souvent en décalage dans la musique suffisamment chargée des italiens. Du coup, là où la complexité du premier album était contrebalancé par des passages fédérateurs, on se noie ici dans un enchaînement de plans des plus opaques. L'équilibre instable a plus de mal à tenir, et l'auditeur se retrouve vite hors jeux. Pourtant, les amateurs de musiques illogiques et les courageux retrouveront toujours d'excellentes choses dans cette session, ne soyons pas injustes. Le groupe retombe il est vrai régulièrement sur de très bons passages, mais ils sont plus rares et souvent gâchés par cet orgue improbable. Pas de hasard là-dedans quand on sait que cet enregistrement provient de la même session que l'album, mais n'avait pas été retenu à l'époque. Jamais bon de reprendre les chutes de studios !
[mg]
![]()
![]()
![]()
![]()
![]()
![]()
![]()
![]()