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Mise en avant > Le bon, la brute et le truand |
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> Bloody Sunday > Etre et Avoir Deux
films aussi opposés que complémentaires ont retenu mon attention
ces derniers jours.
D'un côté, Bloody Sunday m'a replongé dans l'horreur
de cette manifestation tragique survenue en Irlande, il y a à peine
30 ans, de la haine si facilement présente dans ce genre de conflit,
de l'ignominie stratégique de certains corps de l'armée,
du mensonge et de la bassesse humaine
Puis quelques jours plus tard,
Être et Avoir m'a redonné un peu de baume au cur, avec
son professeur simple et ouvert, son petit bout de vie sincère
et juste. C'est marrant, ces deux films ont quelque chose d'identique
à mes yeux. Les deux ne m'ont pas appris grand chose de neuf, ils
n'ont fait que rappeler des vérités si criantes à
mes yeux. Le dimanche sanglant qui coûta la vie à 13 manifestants,
et fait 14 blessés, est un fait connu de toutes personnes se donnant
la peine d'ouvrir ses yeux et ses oreilles. Le fait que la police ou l'armée
puissent "déraper", mentir pour couvrir ses délits,
ou monter des stratégies démoniaques pour arriver à
ses fins, n'est pas nouveau. Il suffit de revenir un peu sur les évènements
de Gênes de l'année dernière (voir les premiers résultats
de l'enquête dans notre rubrique "politique") pour savoir
que ce genre de "dérapage" pourrait facilement recommencer
en Europe. Dès que la pression monte, il devient plus acceptable
de "déraper". Si ce film revient sur un événement
historique pour les Irlandais en particulier, il pointe plus largement
le doigt sur un comportement qui devrait permettre au spectateur de se
questionner sur Gênes ou les nombreuses dérives anti-terroristes
actuelles. Il en va de même pour Être et Avoir qui nous recentre
sur un exemple de scènes simples de l'enfance. Rien d'extraordinaire
à cela si ce n'est que la solution passe par là. Bien entendu,
certains problèmes typiquement citadins sont obligatoirement absents
du film, mais cela permet de se tourner vers des rapports plus profonds.
Ici, rien d'extrême, pas d'artillerie lourde, pas de complot démonté
ni de propagande (même si, comme avec Amélie Poulain, certains
amateurs de la polémique mal placée pourraient en trouver),
non, rien qu'un petit moment d'honnêteté et de disponibilité
aussi important qu'universel. Et pour ceux qui se plaindront de ne pas
voir les aspects plus violents de certaines villes, je pense qu'ils n'ont
pas compris ce film, et que le mieux serait alors pour eux de regarder
n'importe quel documentaire passant en prime-time sur TF1 pour se soulager.
Bref, je n'ai ni l'envie, ni la prétention de faire la critique
détaillée de ces deux films, je voulais juste revenir sur
deux réalisations qui peuvent ouvrir la discussion et pousser à
la réflexion, d'une façon bien différente mais, à
mon avis, terriblement complémentaire. = |
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Autres coups de cur / coups de gueule :
> Incident lors du concert des Victims Family
> le livre "Fucked up + Photocopied"
> le concert de Les Savy Fav
> le site rennais kFuel
> le site STNT