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HOME FRONT fait carton plein à Paris

Home Front + Youth Avoiders, Paris (mercredi 4 février 2026)

En ce mercredi 4 février, les Canadiens de Home Front venaient défendre leur nouvel album (« Watch It Die »), deux ans après leur passage très remarqué à Montreuil (et 3 ans après leur concert à La Méca). Et il faut bien avouer qu’avec leur mélange d’influences new-wave 80, de refrains oï, et d’énergie parfois hardcore, le groupe a réussi à convaincre un public de plus en plus nombreux. Pas un hasard donc si la salle affiche complet ce soir.

Youth Avoiders en grande forme (à gauche) avant la tornade Home Front (à droite).

Pour ne rien gâcher, ce sont les Parisiens de Youth Avoiders qui ouvrent la soirée, avec, eux aussi, un nouvel album sous le bras (« Defiance »). Comme à leur habitude, le groupe va jouer son hardcore pied au plancher, balançant sa frustration et sa colère sans temps mort. Le nouveau line-up, avec Nico Destructure à la basse, fonctionne à merveille, comme les morceaux du nouvel album d’ailleurs. Christopher (chant) enchaine les sauts et s’époumone sans retenue. Dommage que sa voix ait parfois du mal à sortir pleinement de l’armada guitare, basse, batterie qui pousse derrière à plein régime. Peu importe, leur hardcore-punk nous renvoie aux origines du genre avec brio, et constitue une entrée en matière particulièrement efficace pour la soirée de ce soir.

Le point levé avec Home Front (à gauche) et Youth Avoiders (à droite)

Le public est donc déjà chaud bouillant quand Home Front, le groupe constitué autour du frontman Graeme McKinnon (ex-Wednesday Night Heroes) et de Clint Frazier (synthé, ex-Shout Out Out Out Out) monte sur scène.  Les canadiens rentrent directement dans le sujet avec « Light Sleeper », un des tubes du dernier album. Graeme, en tant qu’excellent frontman, est déjà au contact, faisant chanter les premiers rangs dès le premier morceau. « We Born Alone, We Die Alone » ! Il a beau en faire des caisses, il est impossible de résister. « Watch It Die », le single de l’album, arrive peu après. Le public est déjà en transe. Les tubes s’enchainent, passant des morceaux plus punk aux morceaux plus new-wave avec la même intensité. Et le public réagit aux deux styles avec la même passion. C’est d’ailleurs marrant de voir Graeme avoir cette énergie, et ces mimiques hardcore sur les deux styles ! Car depuis le dernier album, certains morceaux plongent carrément dans la new-wave 80’s sans faire semblant (plus encore qu’autrefois). Peut-être un peu trop à mon goût (il faut dire que ma génération en a bouffé à longueur de Top 50 à une époque). C’est d’ailleurs le petit passage creux du set, avec deux morceaux qui vont un peu trop loin pour moi. Mais le public semble adhérer, sans décrocher. Il faut dire qu’avec un chanteur qui n’arrête pas de sauter ou de tendre le micro à l’assemblée (l’héritage hardcore), on reste captivé. Quelques interventions politisées viendront entre-couper le set. On critique l’ICE et les Etats-Unis, on parle de faire vivre la communauté, ou même de soutenir la boutique de disques Born Bad (l’ami Mark est toujours dans les bons coups)… Là encore, nous pourrions être dans un concert punk-hardcore. Et c’est sans doute ce qu’on aime dans ce groupe hybride. Le set se clôture avec le tube ultime « Nation » qui finit de retourner le public. Un final fabuleux, tout simplement (il faut avouer que le groupe est devenu maître en composition de tube). Mais alors qu’on pourrait s’attendre à la fin du concert, ou à un rappel convenu, le groupe propose de jouer directement un morceau bonus sans passer par la case loges. On lève le poing, on chante encore un peu en choeurs, et c’est cette fois-ci malheureusement fini… Heureusement il reste les bons sons proposés par les DJ de choc (Nash et Wattie) pour finir la soirée en douceur au bar.

photos : ©Hardi Petit

mathieu:
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